Skip to content
26 jan 2012

La Chine vacille

Voilà dix-huit ans que la Chine a fait le choix de lier son économie à celle des Etats-Unis. De fait, après avoir subi des taux d’inflation à deux chiffres – 30% en 1994 ! -, la fixation du cours du Yuan par rapport au Dollar a permis de stabiliser l’économie chinoise. Il est vrai que la parité choisie à l’époque reflétait incontestablement les fondamentaux chinois et le niveau de compétitivité de ce pays. Le taux d’inflation modéré mais positif aux USA entre 1995 et 2004 combiné à des tarifs chinois à l’exportation en forte réduction (grâce à une main d’œuvre à bas prix) a très nettement favorisé la compétitivité chinoise au détriment de l’américaine. En même temps, la dollarisation de la gigantesque économie chinoise a crée une zone de sous évaluation – la Chine – qui basculait progressivement vers l’inflation face à une zone où régnait la surévaluation – les Etats-Unis – vouée, elle, à la déflation. Lire la suite…

24 jan 2012

La BCE, ce pompier en dernier ressort de l’Union Européenne

Les Etats doivent-ils capituler comme ils le font face aux agences de notation qui dégradent leur note en ignorant complètement les intérêts de leurs citoyens ? La mise en place de hausses d’impôts touchant l’ensemble des catégories de la population et de réductions généralisées des dépenses publiques dans le but de calmer le courroux d’agences payées par les investisseurs seuls préoccupés par la sécurité de leurs placements aboutit à une contraction économique certaine tout en attisant les dissensions sociales. Pour solde, ces politiques de rigueur débouchent sur une spirale infernale qui fragilise d’autant plus ces économies que les nations membres de l’Union Européenne sont parties défavorisées. Lire la suite…

20 jan 2012

Toutes les dettes ne se valent pas

L’Allemagne est pour solde plus endettée que la Grèce ! Effectivement, en tenant compte de la dette publique mais également de la dette des ménages, des entreprises et des banques, l’Allemagne montre un endettement global ramené à son P.I.B. qui est supérieur au chiffre grec. Ainsi, la Grèce a un déficit de ses comptes publics excessif de l’ordre de 135% de son P.I.B. tandis que l’Allemagne – dont la dette publique n’est que de 83% de son P.I.B. – se distingue, elle, par des dettes principalement détenues par ses banques qui font largement la différence et qui creusent dramatiquement ce chiffre global. Autrement dit, la notion « qualitative » de dette est fondamentale et, à cet effet, si elle souhaite être épargnée par les affres des marchés, une nation doit en outre disposer d’un plan crédible visant à réduire celle de sa dette qui attire le plus l’attention des investisseurs, à savoir sa dette publique. Démonstration à l’appui avec le cas de la Grande Bretagne qui, en dépit de dettes globales égales à 5 fois son P.I.B., paie un taux inférieur à 2% pour ses emprunts sur 10 ans et jouit toujours de sa notation AAA … perdue pourtant par la France qui subit pour sa part un endettement total de seulement 3.5 fois son P.I.B. et qui paie 1% de plus que la Grande Bretagne pour se financer à 10 ans ! Les marchés opèrent effectivement une distinction subtile et souvent empirique: le Danemark (cet autre AAA) ne s’acquitte-t-il pas ainsi pour se financer à 10 ans de taux inférieurs à ceux de l’Allemagne – c’est-à-dire 1.7% contre 1.8% – et ce alors même que ses endettements privés dépassent leurs équivalents allemands ? Lire la suite…

17 jan 2012

Les banques centrales ont-elles perdu leur pouvoir ?

Il fut un temps où les banques centrales n’avaient – quasiment – pas de comptes à rendre. Il fut également une époque où elles ne cherchaient pas à préparer et encore moins à ménager les opinions sur une modification à venir de leurs taux d’intérêts. Elles se retrouvent aujourd’hui dans la très inconfortable posture de devoir annoncer publiquement et avec plusieurs années d’avance comment évolueront leurs taux ! La Réserve Fédérale américaine sera ainsi la toute première banque centrale d’un pays majeur à livrer, à l’issue de sa prochaine réunion des 24 et 25 Janvier prochains, son calendrier concernant la remontée escomptée de ses taux pour les années à venir. Cette transparence masque néanmoins une réalité implacable pour la Fed (et pour les autres banques centrales occidentales) qui se débattent depuis quatre ans dans un contexte de taux d’intérêts exceptionnellement bas censés stimuler les économies dont elles ont la charge.  Lire la suite…

14 jan 2012

L’adieu au AAA

Voilà, la France a donc oficiellement perdu son AAA. En ce week end glacial de Janvier, je vous offre un florilège de certaines de mes analyses … en attendant celles à venir qui décortiqueront la nouvelle ère glaciaire européenne : Lire la suite…

13 jan 2012

La régulation favorise la croissance

Les nations émergentes et en voie de développement sont très sensibles aux chocs induits par l’interruption des influx de capitaux. A cet égard, les secousses à venir qui affecteront l’Union Européenne risquent fort d’être le catalyseur d’un bouleversement substantiel sur le front des mouvements de capitaux à travers le globe. Le seule perspective – pourtant assez bénigne et fort probable – d’une sortie de la Grèce de l’Union provoquerait ainsi un exode massif de liquidités hors des banques grecques en direction de l’Allemagne tout en précipitant un sauve qui peut mondial hors des actifs dits « à risques ». Si les économies des blocs régionaux sont à l’évidence sujettes à des chocs multiples, les responsabilités des afflux ou des fuites de capitaux sont fondamenales dans le rétablissement de la croissance ou dans l’avènement de la récession. Lire la suite…

9 jan 2012

Banque Nationale Suisse: Alerte rouge

L’opération de change conduite par Kashya Hildebrand était-elle vraiment corrélée à sa galerie d’art ? Et quelle était réellement sa motivation pour acheter ces dollars ? Le fait est que les explications produites par son époux et par elle ne permettent pas d’exclure sans équivoque cette appétence à la spéculation et aux gains qui sont aux entrailles même des traders… Le fameux dicton n’enseigne-t-il en effet pas que « once a trader always a trader » ? Kashya souhaitait-elle refaire les  bons coups du passé de l’époque de Moore Capital ? Toujours est-il qu’une certaine presse et que la majorité du peuple suisse étaient tout disposés à regarder de l’autre côté. Après tout, le patron de la BNS – ex champion de natation – constituait avec son épouse un couple jeune et qui savait charmer… Lire la suite…

8 jan 2012

Un siècle d’excès

Peut-on encore compter sur nos gouvernements et banques centrales pour nous sauver ? Comment effectivement continuer à faire confiance et à croire en les capacités de ceux-là même qui nous ont enfoncé dans notre marasme actuel ? « Impossible d’éviter l’effondrement ultime d’un système construit sur l’expansion du crédit », c’est en ces termes (et en traduction libre) que s’exprimait Ludwig Von Mises (1881-1973) qui était un des premiers à comprendre que les politiques, banquiers, économistes et autres experts ne détenaient nullement la solution permettant d’éviter l’inéluctable mais tout au plus de le retarder. Aujourd’hui, notre monde se retrouve définitivement dans cette impasse ou – plus précisément – en haut du précipice et ce très exactement un siècle après la création de la Réserve Fédérale américaine ayant inauguré en 1913 ce système – Madoffien avant la lettre – consistant à promouvoir et à fournir du crédit en quantités illimitées. Lire la suite…

5 jan 2012

Pas de répit pour les Etats-Unis

L’organisme officiel américain en charge de la publication des comptes de l’Etat Fédéral, le « General Accounting Office”, a rendu public les données de l’exercice 2011 et ce très subrepticement puisque ce rapport a été publié à la veille de Noël… Il valait mieux en effet que ces chiffres passent inaperçus car les nouvelles sont mauvaises ! Les Etats-Unis ne sont certes pas en faillite car ils disposent du privilège d’imprimer des dollars en quantités virtuellement infinies. Pour autant, il leur sera impossible de bénéficier encore longtemps de la confiance des investisseurs car les statistiques dévoilent une implosion imminente : voilà ainsi plus de trois ans que le déficit budgétaire Fédéral dépasse les 1’300 milliards de dollars. Pour éviter la catastrophe, les Etats-Unis devront donc obligatoirement se résigner à augmenter les impôts et ce même en cas de victoire Républicaine aux prochaines échéances électorales. C’est très clairement l’inflation démesurée des dépenses sociales qui achève de grever le budget US car le programme Medicare combiné à la Sécurité Sociale monopolisent en 2011 un total de 34’000 milliards de dollars et se retrouvent en augmentation de 3’000 milliards par rapport à 2010. En fait, les dépenses liées à ces deux postes ont bondi de l’ordre de 1’700 milliards de dollars l’an ces dix dernières années. Quelle que soit la future administration américaine, les choix qui s’offrent à elle ne sont guère plus cléments que ceux mis en place par l’Union Européenne et qui se résument à deux et à deux seules mesures : majoration de la taxation et austérité budgétaire…

3 jan 2012

La Grande Bretagne ne sera pas épargnée!

Les principales agences de notation ayant dégradé il y a quelques mois la note américaine et qui menacent aujourd’hui le AAA français, voire allemand, ont néanmoins conforté ces jours derniers la note maximale de la Grande Bretagne. Pourtant, les endettements divers et variés que subit ce pays sont parmi les plus massifs au monde. En effet, alors que la dette des privés britanniques atteint un niveau monumental de 950% du P.I.B. national, ce ratio est de 600% pour le secteur financier de ce pays ! La dégradation des endettements des ménages fut ainsi précipitée par une escalade des prêts hypothécaires ayant fait écho à une bulle immobilière jusqu’en 2008 tandis que les dettes des entreprises hors secteur financier atteignaient déjà 110% du P.I.B. britannique à l’aube de la crise financière. Quant au système financier britannique, il est incontestablement le plus endetté et le plus spéculatif au monde car il fait appel à un effet de levier gigantesque. En réalité, l’état des lieux britannique permet de relativiser la situation américaine où les endettements des privés ont plafonné à 300% du P.I.B. avant de commencer à décroître. La Grande Bretagne présente en effet des ratios dettes / P.I.B. autrement plus graves que ceux des Etats-Unis à tous les niveaux même si c’est les comptes publics qui semblent seuls retenir l’attention des agences de notation et des analystes. Lire la suite…