Dépenser plus pour gagner plus !

Keynes

Une récession est un état où la production, les revenus et les dépenses se situent sous leur niveau normal ou tout au moins sous leur niveau potentiel. La production et le revenu ne pouvant effectivement – et en toute logique – s’accroître que si les dépenses progressent, il devient dès lors prioritaire de trouver un ou des intervenants convaincus d’ouvrir leur bourse…

Cette dépense ne peut être espérée de la part des consommateurs, pour la plupart sinistrés par la réduction de leur pouvoir d’achat ou par des crédits dont ils parviennent difficilement à supporter la charge. Il serait donc hautement souhaitable que les entreprises prennent le relais en investissant mais le contexte déprimé n’est guère plus favorable à une augmentation des dépenses de la part de ce secteur. Nous devons donc apprendre à vivre avec la récession et même – pourquoi pas ? – apprendre à l’aimer : N’est-ce pas nous, après tout, qui l’avons provoquée ? Lire la suite…

 

L’inévitable crack boursier à venir

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Pourquoi les marchés boursiers sont-ils volatils… et pourquoi doivent-ils périodiquement subir des cracks? Après tout, leur sophistication devrait autoriser aux marchés des capitaux d’être en constante progression et de pouvoir s’apprécier régulièrement et sans soubresaut? Si ces questions nous semblent aujourd’hui saugrenues, à nous qui pratiquons et qui scrutons de près les bourses depuis de longues années, elles n’en sont pas moins compréhensibles et légitimes. Car il est indéniable que les bourses s’effondrent tout le temps: que ce soit de 10% l’an ou de 50% tous les cinquante ans! Lire la suite…

 

Cette morale qui nuit au redressement économique !

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« Sur le long terme, nous serons tous morts » – en anglais » In the long run, we are all dead » – est une expression qui semble cautionner tous les comportements excessifs. Elle colle aussi sévèrement à la peau de Keynes qui en est l’auteur. Pour autant, celui-ci était également soucieux de l’avenir puisqu’il avait – dans son célèbre : Economic Possibilities of Our Grandchildren – analysé les « possibilités économiques de nos petits-enfants ». Car s’il est un grand enseignement à tirer de l’oeuvre monumentale de Keynes, c’est bien qu’une politique économique réussie se doit d’être contre-cyclique. Voilà pourquoi il répétait inlassablement que si, dans le cadre d’une récession, les déficits doivent être creusés, ils doivent en revanche être résorbés en période de forte croissance économique. La seconde partie de ces enseignements ayant hélas trop souvent été négligée par nos dirigeants politiques d’abord soucieux de ré élection, et par trop braqués sur les sondages d’opinion… Lire la suite…

 

Le grand décrochage !

Evolution des revenus et fortunes des 10 % les plus riches par rapport aux 90 % restants de la population.

Où l’on constate bien les pays les plus inégalitaires…

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Par ailleurs, le grande décrochage des 1% qui sont dans les limbes… ou en pleine schizophrénie !

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Le néo-libéralisme est le berceau de l’extrême droite

Pourquoi de grandes et illustres voix comme Stiglitz et Krugman stigmatisent-elles les inégalités ? Pourquoi Picketty a-t-il écrit son monumental travail ayant aujourd’hui un retentissement mondial ? Est-ce par plaisir – ou pour se distinguer ? – que, depuis le déclenchement de la crise, les économistes keynésiens n’ont de cesse de dénoncer le néo-libéralisme et son lot d’injustices, de dérégulations, de phobie irrationnelle vis-à-vis de la création monétaire, d’obsession pour la compétitivité et de hantise à l’encontre d’une inflation qui ne se matérialise décidément pas ? S’il va de soi que cette condamnation est d’abord mue par un sentiment humaniste et de solidarité sociale élémentaire, elle est également pointée du doigt par nous – les hétérodoxes – car les inégalités nuisent foncièrement à la croissance économique.

Alors, il est clair que la masse des spéculateurs et investisseurs boursiers qui s’enrichissent virtuellement jour après jour, il est évident que ceux qui profitent pleinement de la financiarisation ayant asservi l’outil de travail, il va de soi que ceux qui sont complètement déconnectés des réalités de la vie : tous ceux-ci n’ont que faire d’une croissance économique pérenne car ils ont – jusqu’à présent – gagné à tous les coups. Ils devraient pourtant commencer à se poser de sérieuses questions et à se rendre compte que leur orgie touche à sa fin, dès lors que des institutions symbolisant l’essence même du néo-libéralisme telles que le F.M.I. et que le World Economic Forum concluent que « des sociétés moins égalitaires aboutissent à une croissance faible et fragile ». Lire la suite…