L’Anschluss économique

naufrage européen

La France serait-elle désormais le 17ème Land allemand ? Invité à l’université d’été du Medef, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, outré par les salaires français décidément trop élevés, est donc venu dans son 17ème Land afin d’y prodiguer ses consignes. Et tant pis si le paquebot-Europe chavire et que nous devenions la risée du monde entier, comme l’illustre la dernière couverture de l’hebdomadaire « The Economist », ayant réalisé un photomontage en une comprenant Angela Merkel et François Hollande debout sur un bateau confectionné à partir d’un billet de vingt euros visiblement en train de sombrer, et n’ayant aucun égard pour Mario Draghi qui tente désespérément d’écoper pour éviter le naufrage. Lire la suite…

 

Interview accordée aux Echos

http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/le-nouveau-gouvernement-va-perseverer-va-s-enliser-dans-l-erreur-liberale-et-poursuivre-sa-politique-d-austerite-994501.php

 

 

La dictature ou la guerre : pour sortir de la crise !

hitler Roosevelt

L’Union européenne subit une récession bien spécifique, marquée par l’implosion de bulles spéculatives combinée au déclenchement d’une crise du crédit inédite. De son côté, la Banque centrale européenne est également confrontée à une crise existentielle car sa politique est désormais officiellement inopérante. Elle ne peut en effet baisser ses taux d’intérêt en dessous de zéro et il lui et impossible de se lancer dans un programme de création monétaire, comme ses consœurs américaine, britannique et japonaise. Seul l’Etat est donc aujourd’hui à même de soutenir un secteur privé tétanisé et une économie en proie aux pressions déflationnistes. Par leur action, les pouvoirs publics doivent effectivement combler le vide laissé par le secteur privé, c’est-à-dire que c’est l’Etat qui doit emprunter et dépenser tandis que le privé – entreprises et ménages – tente de se reconstruire, de réduire ses endettements, bref de panser ses plaies dues à la digestion des excès du passé. Ainsi, le rétablissement de l’activité économique et le redressement du P.I.B. ne se matérialiseront qu’à une seule condition: que l’Etat emprunte l’épargne privée et qu’il la dépense! En d’autres termes, les stimuli fiscaux et les déficits budgétaires devront être maintenus pendant des années car c’est à ce prix que le secteur privé aura pu rembourser ses dettes pour certains, repris confiance – et donc investir – pour d’autres. Attention, car tout retrait inopportun de ces stimuli induirait aussitôt un retour en force de la déflation et une dégradation supplémentaire de la confiance. Erreur commise par le Japon les ayant à maintes reprises prématurément retiré ou diminué durant la « décennie perdue », et qui a coûté leur place de leader dans leur domaine à bien des fleurons de l’industrie nippone, ayant manqué de confiance pour investir dans de nouveaux produits, comme pour concrétiser des projets proposés par leur département Recherche & Développement. Dans un tel contexte d’incertitude, de chômage, d’austérité, il va de soi que le réflexe naturel du consommateur est de se replier sur lui même, c’est-à-dire d’épargner. Voilà pourquoi l’épargne occidentale atteint aujourd’hui des records, en dépit de taux d’intérêt à leur plus bas historique. Ce qui rend les entreprises encore plus frileuses dans leurs investissements, ce qui tarit d’autant plus les cash flows, ce qui comprime davantage les valorisations: autant de calamités ayant précisément conduit à la crise et qui, mal traitées, ne manqueront dès lors pas de dégénérer en spirale. Seul l’Etat peut donc casser ce cercle vicieux. Voilà pourquoi un Etat ne doit jamais céder aux sirènes de la consolidation fiscale et budgétaire car ses interventions devront nécessairement se déployer sur la durée afin d’éviter à son économie une rechute qui, dès lors, achèverait le reliquat de confiance. La récession japonaise – censée se terminer après trois ans – n’a-t-elle pas duré près de vingt ans? Lire la suite…

 

Le déclin de la France

Irrémédiable si l’on se penche sur la profitabilité des entreprises et sur la masse des faillites :

 

déclin français

 

 

La catastrophe française – suite : Le chômage en France et en Allemagne et…le degré d’approbation ou de rejet pour Merkel et pour Hollande par leurs citoyens respectifs.
Est-ce une coïncidence ??

 

sondage France Allemagne

 

 

Le voir pour le croire…

Les quantités – ou plutôt la masse! – de bons du Trésor européens détenus par les banques de l’Union n’ont jamais été aussi élevées :

 

prêts des banques à l'Union

 

Ce qui débouche sur un contexte où :

ces liquidités qui s’agglutinent vers la dette publique ne bénéficient bien évidemment pas à l’économie,

mais surtout des Etats qui, de plus en plus dépendants des banques pour leur financement, y sont dorénavant entièrement assujettis !

Aberrant, non ?

 

Tous japonais – suite

Voilà: c’est fait ! Le bon du Trésor allemand à 2 ans vient de passer au négatif et ceci est une vraie calamité pour ce pays et pour l’ensemble de l’Europe.

 

bons allemands 2 ans

 

Pendant que le climat des affaires en Allemagne, lui, ne cesse de se dégrader:

 

ZEW

 

… et que l’Italie est officiellement en déflation !

 

déflation italienne

 

Tous japonais !

La simple observation du rendement obligataire allemand à 10 ans qui frôle le 1% nous indique une situation en Europe qui s’apparente à la déflation japonaise de ces vingt dernières années !

 

Bons 10 ans allemand

Ce n’est pas vraiment un signe d’une économie solide et les allemands ne devraient certainement pas se réjouir ni être fier de se financer à de tels prix modiques.