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18 mai 2013

La résurrection du dollar

Relativement stable depuis quelques mois, le dollar a pourtant subi une dépréciation ininterrompue ces dix dernières années et, ce, vis-à-vis de la quasi-totalité des autres monnaies. La dégradation des déficits américains avait en effet inévitablement pesé sur sa valeur. Les dépenses outrancières sous la Présidence Bush combinées à ses diverses expéditions militaires, couronnées par l’effondrement immobilier avaient achevé de persuader les investisseurs de se détourner des actifs US. La période précédente avait néanmoins été marquée par une forte ascension du billet vert, sous l’impulsion d’une administration Clinton ayant récolté les dividendes de ses hausses d’impôts et de la stabilité géopolitique ayant succédé au démantèlement de l’Union Soviétique. Du coup, les excédents budgétaires combinés à des taux d’intérêt US réels positifs avaient propulsé le dollar et les actifs boursiers (notamment américains) comme investissements de choix. Lire la suite…

 
14 mai 2013

Marianne

L’article de la semaine dans Marianne:

http://www.marianne.net/L-Allemagne-ou-le-dogme-du-salarie-low-cost_a228835.html

 
11 mai 2013

Une Europe en pilotage automatique néo-libéral ?

Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité. L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises. En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail. Lire la suite…

 
8 mai 2013

Quand austérité ne rime pas avec gay !

Keynes_Helicopter_DropIl s’agit de l’auteur à succès et Professeur à Harvard, du médiatique (et très conservateur) Niall Ferguson. Interrogé, à l’occasion d’une conférence donnée il y a quelques jours en Californie, à propos de la fameuse répartie de Keynes selon laquelle « nous serons tous morts à long terme », en anglais :  » In the long run, we are all dead. » Ferguson répondit que la « philosophie de Keynes était tronquée (« flawed ») car il se fichait des générations futures : étant gay et sans enfant » !! Ferguson poursuivit sur cette lancée en affirmant que, « marié avec une ballerine dont il n’avait pas eu d’enfant car il passait plus de temps à parler de poésie avec elle que de procréer », il était « logique » que l’homosexualité de Keynes fasse de lui un membre de la société mou (« effete ») et égoïste (« selfish »). Lire la suite…

 
7 mai 2013

L’Europe malade de la finance?

« Si la globalisation était – en théorie – porteuse d’espoirs et de prospérité pour certaines nations et régions de ce monde, elle s’est également révélée catastrophique pour les pays n’ayant pu ou su réguler un système bancaire dès lors devenu tentaculaire et incontrôlable, pour avoir réalisé des bénéfices à l’échelle mondiale. Idem pour la construction européenne: projet et idéal formidable sur le point de sombrer faute de centralisation, de régulateur bancaire commun et de fiscalité partagée. »

Ces lignes d’un réalisme bien désolant sont de la plume de M. Michel Santi. Celui-ci est économiste et vient de publier aux éditions de l’Harmattan un livre intitulé « Splendeurs et misères du libéralisme ». M. Santi connaît très bien les mécanismes ayant mené à la crise économique que traverse l’Occident actuellement. De même, d’aucuns s’accordent pour reconnaître le caractère prémonitoire de certaines de ces affirmations.

Michel Santi sera parmi nous mercredi 8 mai à 20 heures dans nos locaux de la Place du Grand Saint-Jean à Lausanne. Nous nous réjouissons d’entendre ses réflexions. 

http://www.ligue-vaudoise.ch/?actu_id=211

 

 

 
6 mai 2013

Michel Santi brièvement interviewé par « Le Monde » :

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/03/frustree-que-sa-politique-ne-profite-pas-aux-entreprises-la-bce-reste-prete-a-agir_3170497_3234.html

 
5 mai 2013

France 24 :

J’étais l’invité de France 24 en ce vendredi 3 mai, dans l’émission « La semaine de l’éco » :

http://www.dailymotion.com/video/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo

http://www.dailymotion.com/video/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo

 
4 mai 2013

Ma dernière publication :

dans l’Expansion :

http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/Tribune.pdf

 
1 mai 2013

Une de Marianne

L’article du jour, en une de Marianne :

http://www.marianne.net/1er-Mai-austerite-ou-croissance-le-faux-debat_a228552.html?com#comments

 
1 mai 2013

Austérité versus croissance ? Un mauvais débat…

Tout le monde est désormais au courant de l’erreur de calcul des économistes Reinhart and Rogoff, ardents promoteurs de la rigueur comptable et pourfendeurs des déficits publics dépassant 90% du P.I.B.. Au-delà du tragi-comique de cette erreur « excel » qui décrédibilise et qui fragilise les tenants de l’austérité, lesquels s’accrochaient à cette étude pour insuffler un semblant de rationalité à leur obsession d’équilibrer les comptes publics. Par delà les mauvaises augures mettant régulièrement en garde et selon lesquels tous les empires déchus se sont écroulés sous le poids de leurs endettements. Enfin, pour dépasser les économistes keynésiens et hétérodoxes (dont je fais fièrement partie) et qui ne cessent de répéter depuis des années que les dettes publiques doivent au contraire être domestiquées dans le cadre d’une récession. Qu’elle soit considérée comme insignifiante ou fondamentale, l’erreur de Reinhart and Rogoff – comme les débats enflammés qu’elle suscite – détourne les attentions tout en éludant la vraie question. Chronologiquement, c’est en effet sous le poids des endettements privés (dont bien-sûr le secteur financier se taille la part du lion) que nos économies ont plié. Lire la suite…