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	<title>Michel Santi</title>
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	<description>Economiste et Analyste Financier</description>
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		<title>Le pire est-il à venir ?</title>
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		<pubDate>Wed, 23 May 2012 12:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La hantise de l’Occident, depuis le démarrage de la crise en 2007, était que les pays émergents plongent eux aussi dans la récession. Le nouveau monde devait en effet aller à la rescousse du vieux monde &#8211; composé des Etats-Unis et de l’Europe &#8211; et lui permettre de graduellement renouer avec la croissance. Sans cette [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La hantise de l’Occident, depuis le démarrage de la crise en 2007, était que les pays émergents plongent eux aussi dans la récession. Le nouveau monde devait en effet aller à la rescousse du vieux monde &#8211; composé des Etats-Unis et de l’Europe &#8211; et lui permettre de graduellement renouer avec la croissance. Sans cette locomotive des émergents, l’Union Européenne est vouée à l’auto destruction. Quant à la croissance américaine actuelle, elle sera condamnée à être maintenue sous une perfusion éternelle à la faveur d’injections de liquidités supplémentaires par le prestidigitateur en chef, Ben Bernanke, qui fait également office de Président de la Réserve Fédérale… C’est les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui nous ont sauvés en 2008. Et nous ne pouvons aujourd’hui strictement plus rien sans eux car notre marge de manœuvre est désormais nulle. Que pouvons-nous entreprendre en effet avec des taux d’intérêts à zéro et avec de tels déficits budgétaires ?<span id="more-3073"></span> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>N’attendons pas le salut de la Chine qui, de son côté, s’embourbe dans la déflation avec des prix qui ont baissé de 3.5% en six mois pendant que ses exportations étaient réduites de 6.6% sur la même période. Et comment ne pas ressentir comme un début de panique de la part d’autorités chinoises ayant encore baissé il y a quelques jours de manière drastique – et pour la troisième fois en six mois – les réserves obligatoires des banques dans l’espoir que celles-ci consentent plus de crédits aux agents économiques ? En fait, c’est tout le moteur de croissance chinoise qui se grippe puisque sa production industrielle s’est effondrée en Avril dernier à son niveau le plus bas en dix ans ! Idem pour l’Inde dont la même production industrielle recule de 4% dans un contexte de stagflation rappelant la période cauchemardesque des années 70. Et que dire du Brésil où les ventes de voiture accusent un repli de plus de 15% et où les défauts de paiement des privés et des entreprises sur leurs crédits dépassent 10% ? Le bulle des BRICS semble donc bien à point et son implosion qui interviendra à la faveur de leur ralentissement économique se doit d’être prise très au sérieux. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>La situation internationale actuelle ressemble étrangement à l’année 1931. A une différence près: à l’époque où régnait l’étalon or, les banques centrales ne pouvaient pas en imprimer tandis qu’elles peuvent aujourd’hui créer des Euros, des Dollars, des Yens, etc … Elles se doivent donc aujourd’hui d’activer frénétiquement leur planche à billets afin d’acheter tout ce qui est à vendre. Et tout rafler sans tarder car c’est la seule et unique façon qu’elles auraient de nous tirer de cette dépression absolue qui serait inéluctable sans leur détermination. Ne pas le faire serait une erreur d’autant moins pardonnable qu’elles sont armées à cet effet. Qu’elles oublient l’inflation et ne se préoccupent plus que de remettre un peu d’huile dans des rouages qui menacent de s’arrêter complètement.</strong></p>
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		<title>Le G 8 en retard d’un train</title>
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		<pubDate>Sun, 20 May 2012 10:54:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Contrairement aux fables qui nous sont contées par les fanatiques de l’orthodoxie, le continent européen ne s’enfonce pas dans la récession pour n’avoir pas respecté les critères de Maastricht en matière de limitation des déficits. Ces différences fondamentales quant au diagnostic de la crise se traduisent naturellement en des approches divergentes – parfois conflictuelles – [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Contrairement aux fables qui nous sont contées par les fanatiques de l’orthodoxie, le continent européen ne s’enfonce pas dans la récession pour n’avoir pas respecté les critères de Maastricht en matière de limitation des déficits. Ces différences fondamentales quant au diagnostic de la crise se traduisent naturellement en des approches divergentes – parfois conflictuelles – sur le rétablissement de la croissance. Dont le G8 a pris acte dans son communiqué final en pointant les mesures qui <em>&laquo;&nbsp;ne sont pas les mêmes pour chacun&nbsp;&raquo; des</em> pays membres pour parvenir à relancer l’activité. C’est davantage de dérégulation, de libéralisation et de commerce qui seraient d’une part la panacée, saupoudrée de rigueur budgétaire qui résulterait en une croissance structurelle de qualité. Tandis que d’autres plaident pour une intensification des investissements de la part du secteur public qui stimuleraient consommation et innovation. Au final, c’est très probablement un compromis entre ces deux théories qui sera adopté sachant que cette troisième voie – celle de la mollesse et de la compromission – achèvera de pourrir la situation.<span id="more-3069"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En dépit des déclarations d’intention des grands de ce monde, contrairement aux vœux pieux de tout miser sur et pour la croissance, l’urgence immédiate n’est cependant pas la relance de l’activité mais l’assainissement des établissements financiers européens. L’Union risque en effet d’imploser par son talon d’Achille, c’est-à-dire par la faute d’un système bancaire d’une fragilité extrême qui, tout en déstabilisant les marchés, aura un impact désastreux sur l’économie réelle ainsi privée de ses précieux financements. L’urgence des urgences étant les banques espagnoles qui devront être recapitalisées. Tous les efforts comme tous les sacrifices pour réaliser des économies budgétaires, pour rétablir la croissance et l’emploi tourneront donc court tant que le système bancaire européen n’aura pas été restructuré en profondeur. Faute de courage politique pour faire le ménage dans nos établissements financiers dont un certain nombre est à l’état de zombie, l’Union sera cassée net par la spirale de la dette par la déflation. En attendant, les « investisseurs » s’en donneront à cœur joie et imposeront à l’Europe périphérique (et prochainement à la France dont les banques ne sont pas des parangons de vertu ni au mieux de leur forme) des taux de financement rédhibitoires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tant et si bien que certaines nations se résigneront à sortir de l’Union avec, comme conséquence directe, la liquéfaction de l’Euro. Celles et ceux qui militent pour l’abandon de la monnaie unique arguent parfois que les effets dramatiques d’un tel évènement seraient tout comptes faits relativement circonscrits, le comparant même à la suppression de la convertibilité des monnaies en or dans les années 30. Il est vrai que c’est les pays qui avaient à l’époque le plus tardé à sortir de l’étalon or qui avaient eu le plus de difficultés à se rétablir suite à la Grande Dépression. Pour autant, la conjoncture européenne actuelle est radicalement différente car elle est composée d’une mixture hautement inflammable d’endettements privés et publics substantiels libellés en Euros qui, reconvertis dans la devise d’origine du pays qui abandonnerait l’Euro, provoquerait des réactions en chaîne de faillites dans le pays concerné et à travers tout le continent ! Non : l’option aisée des années 30 où les monnaies sortant de l’étalon or se contentaient de dévaluer n’est plus applicable aujourd’hui. La seule option, le seul horizon est l’Euro.</p>
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		<title>Game Over</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 12:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà que la sortie grecque – ou plutôt son éviction ! – devient quasi chose faite. Citibank l’évalue à 75% tandis que les bookmakers anglais ne prennent plus aucun pari tant l’affaire semble « pliée »… Les grecs sont d’une part complètement saturés d’austérité sachant que, par ailleurs, les allemands (en tout cas Madame Merkel, son Ministre Schaubele [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Voilà que la sortie grecque – ou plutôt son éviction ! – devient quasi chose faite. Citibank l’évalue à 75% tandis que les bookmakers anglais ne prennent plus aucun pari tant l’affaire semble « pliée »… Les grecs sont d’une part complètement saturés d’austérité sachant que, par ailleurs, les allemands (en tout cas Madame Merkel, son Ministre Schaubele et leurs suivants) ne donneront plus leurs sous sans davantage de régime minceur grec. Certes de nouvelles élections grecques sont-elles agendées au 17 Juin prochain mais pourquoi les résultats seraient-ils foncièrement différents des précédentes ? De fait, ils le peuvent mais dans le sens inverse que celui attendu car celles et ceux ayant protesté par leurs suffrages contre la rigueur se mobiliseront -et mobiliseront- indubitablement davantage. Attendons-nous, en d’autres termes, à l’affaiblissement supplémentaire des partis de gouvernement grecs et à une installation des extrêmes, donc des partis contestants l’austérité imposée par Bruxelles et par le F.M.I..<span id="more-3061"></span></p>
<p>Dans un tel contexte, les officiels allemands – qui se sont préparé depuis déjà plusieurs mois à l’éventualité d’une sortie grecque – familiarisent et rassurent désormais leur opinion publique en déclarant haut et fort que l’Allemagne et que l’Union Européenne s’en accommoderont sans problèmes majeurs. La presse allemande s’en fait également l’écho, voire l’espère, tant elle est exaspérée par l’insupportable fourmi grecque. Le très ironique titre du Spiegel &#8211; « Acropolis Adieu »- paru il y a quelques jours ne signifie rien d’autre… Les marchés tangueront certes mais les allemands semblent sûrs de leur coup et sous entendent avoir concocté un « plan Grèce » qui n’éclabousserait pas trop l’Euro. Pourtant, absolument personne – les allemands pas plus que les autres – n’est en mesure de prévoir les ravages de la contamination d’une sortie grecque. Mais l’Allemagne se rend-elle seulement compte qu’elle joue avec le feu ?</p>
<p>Elle peut ériger des protections autour de ses banques. Elle peut même augmenter le Fonds de Stabilité et se coordonner avec le F.M.I. afin que les marchés financiers ne soient pas trop sonnés. Elle peut également sommer et sermonner les grecs. Une sortie grecque de l’Union Européenne en ce printemps ou été 2012 ne sera toutefois que le prélude à un tourbillon qui frappera d’abord le Portugal et juste après l’Espagne. A moins que cet ordre ne soit inversé, sachant que l’Italie se retrouvera à un moment donné à son tour sur un siège éjectable. Quelles sont les conséquences de la cassure d’une union monétaire ? Les experts allemands peuvent-ils seulement le savoir ? Intuitivement, il est possible d’anticiper une fuite cataclysmique des capitaux hors des pays à risques et une ruée pour se désister des billets de banque espagnols et italiens. La panique est capable de bouleverser et de rendre caducs en un rien de temps l’intégralité des simulations allemandes – et elle fera !</p>
<p>Quant à la Grèce, ce qui reste de son économie et de sa société civile s’effondreront : plus de services publics, plus de soins médicaux, plus de police, plus de justice, une masse d’exilés déferlera sur le reste des pays européens qui finiront pas leur fermer leurs frontières… Nul ne peut prédire les effets dramatiques &#8211; économiques, financiers mais également politiques voire sécuritaires – d’une sortie de la Grèce. Les responsables politiques sont certes connus pour leur vision court-termiste mais il est (encore) temps pour la classe politique européenne de réagir et de raisonner le Gouvernement allemand actuel. Il ne faut pas attendre les résultats des élections en Grèce car il sera alors trop tard.<strong></strong></p>
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		<title>Les allemands abandonnent la Grèce</title>
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		<pubDate>Sun, 13 May 2012 15:42:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Voilà donc que les allemands rivalisent d&#8217;ironie et d&#8217;égoïsme envers la Grèce par la voix du Spiegel qui titre ignoblement: &#171;&#160;Akropolis Adieu&#160;&#187;:  http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/13/le-spiegel-veut-que-la-grece-quitte-la-zone-euro_1700531_3214.html N&#8217;avais-je pas annoncé dès Février dernier que l&#8217;Allemagne était prête à la faillite grecque? Lire en effet: http://www.gestionsuisse.com/2012/lallemagne-prete-a-la-faillite-grecque/ Les semaines à venir seront extrêmement douloureuses et erratiques. &#160; &#160;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/05/1700532_4_f7d5_acropolis-adieu-pourquoi-la-grece-doit_8b9dce11429cd68d0b9dca35590081a2.jpg"><img class="alignleft size-medium wp-image-3059" title="acropolis adieu" src="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/05/1700532_4_f7d5_acropolis-adieu-pourquoi-la-grece-doit_8b9dce11429cd68d0b9dca35590081a2-300x300.jpg" alt="" width="300" height="300" /></a>Voilà donc que les allemands rivalisent d&#8217;ironie et d&#8217;égoïsme envers la Grèce par la voix du Spiegel qui titre ignoblement:</p>
<p>&laquo;&nbsp;Akropolis Adieu&nbsp;&raquo;:  <a href="http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/13/le-spiegel-veut-que-la-grece-quitte-la-zone-euro_1700531_3214.html">http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/05/13/le-spiegel-veut-que-la-grece-quitte-la-zone-euro_1700531_3214.html</a></p>
<p>N&#8217;avais-je pas annoncé dès Février dernier que l&#8217;Allemagne était prête à la faillite grecque?</p>
<p>Lire en effet: <a href="http://www.gestionsuisse.com/2012/lallemagne-prete-a-la-faillite-grecque/">http://www.gestionsuisse.com/2012/lallemagne-prete-a-la-faillite-grecque/</a></p>
<p>Les semaines à venir seront extrêmement douloureuses et erratiques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Besoin de fraîcheur en Europe</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 07:38:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La récession est officiellement déclarée dès lors qu’un pays subit deux trimestres consécutifs de contraction de son P.I.B.,  ce qui est le cas de l’Espagne, de l&#8217;Italie, du Portugal, des Pays-Bas, de l’Irlande, du Danemark, de Chypre, de la Slovénie, de la République Tchèque, de la Grande Bretagne et bien-sûr de la Grèce durant les deux derniers trimestres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La récession est officiellement déclarée dès lors qu’un pays subit deux trimestres consécutifs de contraction de son P.I.B.,  ce qui est le cas de l’Espagne, de l&#8217;Italie, du Portugal, des Pays-Bas, de l’Irlande, du Danemark, de Chypre, de la Slovénie, de la République Tchèque, de la Grande Bretagne et bien-sûr de la Grèce durant les deux derniers trimestres de 2011. En conclusion, l’Europe est bien en récession. Les seuls chiffres de son chômage atteignant des niveaux sans précédents étant là pour attester, si besoin était, que la modeste reprise de 2010 n’était que de la poudre aux yeux ! Pour autant, la gravité de la situation européenne n’apparaîtra au grand jour que durant cette année 2012 car c’est dès maintenant que nos gouvernements prendront vraiment la mesure de l’ampleur des dégâts. L’aggravation supplémentaire des déficits publics et l’escalade en cours du chômage ainsi que des emplois précaires touchant des millions de travailleurs et de salariés au sein de l’Union seront des maux endémiques qui pulvériseront l’équilibre européen et affecteront ses citoyens pendant de longues années. Ils en modifieront radicalement les mentalités et, accessoirement, recomposeront son paysage car il sera de plus en plus difficile à ces chômeurs de longue durée de retrouver des emplois. Les effets pervers se feront sentir sur les économies longtemps après que la croissance soit de retour, quand elle sera de retour… Sans négliger que le chômage d’aujourd’hui nuit profondément aux potentialités de demain.<span id="more-3047"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Que les dirigeants européens en prennent bien conscience avec leur austérité qui achève d’étouffer le continent. Car c’est cette rigueur indifférenciée qui est le principal responsable de la récession où l’Union s’embourbe et dont elle mettra des années à se remettre… Qu’il est déplacé, dans ce contexte, pour le prestigieux « The Economist » de qualifier François Hollande de « dangereux » en titrant « Le plutôt dangereux M. Hollande », en anglais &nbsp;&raquo; The rather dangerous Lonsieur Hollande&nbsp;&raquo; ! Et qu’il est déstabilisant pour le monde anglo saxon de subir l’arrivée au pouvoir dans un pays influent comme la France d’un socialiste, partisan de justice sociale et de soutien à celles et ceux qui souffrent d’une récession en grande partie due à la stricte et inhumaine orthodoxie financière prônée par les chantres de l’ultra libéralisme et de la dérégulation à outrance. L’exécutif qui se mettra en place dès la semaine prochaine ne fait pourtant qu’hériter d’un Etat dont le budget est déficitaire depuis plusieurs décennies, d’un chômage ayant explosé ces dernières années, d’un endettement global s’approchant rapidement du palier de 60% du P.I.B. national et de banques sous capitalisées pour avoir pris bien trop de risques.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>N’est-il pas grand temps que cette caste arrogante et irresponsable de la haute finance représentée ici par « The Economist » fasse enfin son auto critique et qu’elle s’efface devant de nouveaux responsables politiques qui s’intéressent réellement aux citoyens européens et plus soucieux de performances économiques que de la défense des intérêts des investisseurs et des marchés ? La roue semble tourner aujourd’hui et il est bon que la France prenne la tête d’un mouvement d’opposition à cette austérité car il est impératif qu’elle fédère les différentes sensibilités convaincues de cette mauvaise approche mais incapables jusque là de faire front à la toute puissante Allemagne. L’élection d’homme privilégiant la croissance et l’emploi ne peut être qu’une excellente nouvelle car c’est uniquement en rétablissant notre activité économique que les déficits seront résorbés. Et ça, même les marchés peuvent le comprendre…</p>
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		<title>La voix de la France</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 10:45:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L’Europe de l’austérité entendra-t-elle le message envoyé par la France ? Car, par delà l’élection d’un socialiste à la Présidence de la République française et outre la secousse de l’éviction du Président Sarkozy après un seul mandat, la France revient en force sur la scène européenne après avoir docilement, voire servilement, suivi le diktat allemand [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h4><a href="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/05/map-france-mountains2.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-3038" title="France" src="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/05/map-france-mountains2-300x253.jpg" alt="" width="300" height="253" /></a></h4>
<h4>L’Europe de l’austérité entendra-t-elle le message envoyé par la France ? Car, par delà l’élection d’un socialiste à la Présidence de la République française et outre la secousse de l’éviction du Président Sarkozy après un seul mandat, la France revient en force sur la scène européenne après avoir docilement, voire servilement, suivi le diktat allemand depuis le déclenchement de la crise, soit depuis bientôt trois ans. C’est en effet à la France et à son nouvel exécutif qu’il incombe désormais – au nom du peuple français et des peuples européens sinistrés – de faire revenir l’Allemagne à la réalité. Tâche qui ne sera évidemment pas facile tant ces obsessions rigoristes sont ancrées dans la mentalité, voire dans les gènes, allemands! Car l’Allemagne n’en est pas à son coup d’essai et peut même être qualifiée de récidiviste de la stricte orthodoxie comptable.<span id="more-3028"></span></h4>
<h4>N’est-ce pas sous son impulsion que fut institué dès 1997 le Pacte de Stabilité considéré par elle comme le préalable incontournable à l’abandon du deutschemark et au lancement de la monnaie unique et qui exigerait que chaque adhérent s’engage à maintenir son déficit budgétaire et sa dette publique respectivement en-dessous de 3% et de 60% de son P.I.B. ? Ayant tenté à l’époque de faire entendre sa voix en plaidant pour une voie complémentaire où emploi et pouvoir d’achat seraient également considérés comme dignes d’intérêt, la France réussit tout au plus à faire rajouter le terme de « croissance » à ce qui sera néanmoins toujours reconnu par la suite comme seul Pacte de Stabilité. C’est pourtant l’Allemagne (suivie il est vrai une fois de plus par la France) qui devait la première et dès 2003 violer ce fameux pacte, sans susciter aucune réaction ni sanction de la part des autorités européennes qui perdirent dès lors progressivement toute crédibilité.</h4>
<h4>Comment ne pas comprendre dès lors cette France du « Non » ayant eu, dès 2005, l’intuition que cette version de la construction européenne ne serait pas viable ? Toutefois, ce rejet du Traité Constitutionnel sonnait également à l&#8217;époque comme un message d’espoir envoyé aux politiciens et aux technocrates sommés de re fonder une Union qui devrait se préoccuper plus de ses peuples et moins de ses intérêts pécuniaires. Et pourquoi blâmer certains autres pays européens qui manquèrent de discipline et qui vécurent très manifestement au-dessus de leurs moyens ? En réalité, l’Allemagne – qui se garda bien de protester contre la violation du Pacte de Stabilité tant que la croissance permettait à ces nations périphériques d’acheter ses marchandises et à ses banques d’y réaliser des bénéfices substantiels – s’érigea dès 2009 en donneuse de leçons.</h4>
<h4>Comment la persuader aujourd’hui que son approche axée sur la seule austérité achèvera de ruiner l’Union et comment lui démontrer que ces nations fragilisées ont besoin de respiration, c’est-à-dire de croissance et d’emplois ? Car cette rigueur budgétaire et fiscale imposée par l’Allemagne pour prix de son soutien étouffera l’ensemble des économies du continent et les mènera droit vers la dépression tout y attisant les violences sociales. C’est donc à la France et à sa nouvelle équipe dirigeante de réorienter aujourd’hui cette stratégie européenne tout en apaisant les idées fixes allemandes même si la partie est loin d’être gagnée car la crédibilité française est en effet sérieusement remise en question du haut de ses mauvaises statistiques économiques.</h4>
<h4>François Hollande s’est plu à répéter durant sa campagne électorale, comme lors de son premier discours de Président-élu, que la France était un pays important et que sa voix comptait en Europe et dans le monde. Il devra accorder ses paroles à ses actes et prendre la tête d’un contre pouvoir face à une toute puissante Allemagne. Sans tarder. Car son état de grâce s’est terminé au soir même de son élection.</h4>
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		<title>Notre république bananière</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2012/notre-republique-bananiere/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Apr 2012 06:20:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nos pays Occidentaux seraient-ils devenus des républiques bananières? La collusion entre pouvoir public et oligarchie est une constante qui débouche systématiquement sur une confiscation des profits et sur une mise en commun des pertes. Nous sommes donc bien en république bananière. Passons sur l’économiste Roubini qui définit nos tourmentes comme étant « une crise de solvabilité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/04/a10bananiererepublique1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-3025" title="republique" src="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2012/04/a10bananiererepublique1.jpg" alt="" width="400" height="266" /></a></p>
<p>Nos pays Occidentaux seraient-ils devenus des républiques bananières? La collusion entre pouvoir public et oligarchie est une constante qui débouche systématiquement sur une confiscation des profits et sur une mise en commun des pertes. Nous sommes donc bien en république bananière. Passons sur l’économiste Roubini qui définit nos tourmentes comme étant « une crise de solvabilité (…) car les pertes des institutions financières ont été socialisées et reportées sur le bilan de l’Etat. ». Par ailleurs, Stiglitz ne met-il pas dans le mille en évoquant un « socialisme pour les riches » ? Ou encore Taleb qui déplore que la masse des passifs « appartient aujourd’hui au Gouvernement (…) qui les transformera en dettes à régler par nos enfants et petits enfants »?<span id="more-3021"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis l’éclatement de cette crise en 2007, la stratégie de nos Etats Occidentaux a consisté à absoudre la finance et à exiger des sacrifices à un citoyen qui se devait d’ingérer les ardoises des Banquiers. Qui aura le cran aujourd’hui de reconnaître que la croissance économique passée avait en réalité été édifiée sur du vent ? Les Etats-Unis et avec eux l’Union Européenne qui était pertinemment au fait des tricheries grecques, des excès espagnols, de la folie des grandeurs irlandaise, etc…sont des républiques bananières qui animent et transforment nos économies en une partie de poker dont les jetons ne sont distribués en quantités suffisantes qu’à certains joueurs privilégiés. Cette partie ne s’avère ainsi lucrative que pour une infime minorité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce capitalisme tronqué et dénaturé est donc maintenu sous perfusion par nos Banques Centrales et par nos autorités économiques fort avares envers ceux qui en ont le plus besoin, à savoir les consommateurs et ce dans le seul but de faire perdurer ce simulacre qui ne profite qu’aux heureux « 1% ». Inutile de se lancer dans de savants débats opposant adeptes de Keynes à ceux de Friedman car les dés sont pipés. Sinon, pourquoi nos Gouvernements n’auraient-ils pas distribués ces gigantesques liquidités créées ces derniers mois directement et sans l’intermédiation du système financier au citoyen-consommateur qui, lui, aurait ainsi contribué à une rapide sortie de crise?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En réalité, jetons et liquidités sont concentrés dans les mains d’une infime minorité pendant que les autres (petits) joueurs sont priés d’emprunter pour continuer la partie quand ils ne sont pas tout bonnement passés abandonnés à leur sort. Nos démocraties s’accommoderont-elles éternellement de la défense et de la préservation systématiques de certains intérêts privés? L’hyper concentration des richesses et des ressources est absolument et fondamentalement inconciliable avec les préceptes démocratiques et c’est pourquoi le sauvetage acharné des institutions financières ou l’usage des deniers publics pour payer de gigantesques rémunérations transforment insidieusement nos pays en républiques bananières où nous, simples citoyens, sommes réduits à l’état de figurants, voire de bêtes de somme…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En privilégiant une élite et en mettant au régime sec la masse des citoyens, nos dirigeants politiques et financiers tuent le capitalisme et mettent nos démocraties en péril. Car point de démocratie politique sans démocratie économique.</p>
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		<title>Hollande : l’espoir d’un nouveau paradigme</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Apr 2012 11:53:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après la chute de Papandréou en Grèce, de Berlusconi en Italie et de Zapatero en Espagne, la France semble être sur le point de signifier à Nicolas Sarkozy son congé. Aucun des dirigeants européens au pouvoir n’aura donc survécu à la crise qui aura eu raison d’eux, les abattant l’un après l’autre comme dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après la chute de Papandréou en Grèce, de Berlusconi en Italie et de Zapatero en Espagne, la France semble être sur le point de signifier à Nicolas Sarkozy son congé. Aucun des dirigeants européens au pouvoir n’aura donc survécu à la crise qui aura eu raison d’eux, les abattant l’un après l’autre comme dans un jeu de quilles à l’échelle continentale. Le score du Président sortant à l’issue du premier tour pose en effet les jalons d’une victoire de François Hollande, laquelle agira à la manière d’un électro choc pour des marchés pleins de préjugés. Aux yeux de la haute finance, vu à travers le prisme réducteur des agences de notation et du point de vue des investisseurs seulement préoccupés par leurs petits profits, Hollande est l’homme de la dépense publique, de la renégociation des traités européens et … de la tranche marginale à 75% ! Cette caricature facile d’un personnage présenté comme rétrograde pour privilégier croissance et emplois au détriment de l’orthodoxie est néanmoins paradoxale. S’il est élu, le socialiste remettra précisément en cause un consensus en place remontant à une trentaine d’années et fera trembler dans ses fondements la philosophie ultra libérale où les marchés régnaient en maîtres absolus telle que mise en place par Reagan et par Thatcher.<span id="more-3013"></span> </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>L’axe Merkel/Sarkozy – ou « Merkozy »- sera à l’évidence instantanément dissout, comme le sera le pacte contracté par les deux dirigeants français et allemand actuels qui veux que l’Allemagne ferme les yeux sur les injections de liquidités parcimonieuses de la Banque Centrale Européenne en faveur des pays de l’Europe périphérique en contrepartie d’une austérité qui assèche tout sur son passage. N’est-il pas temps que la sujétion au dictat allemand cède enfin la place à une nouvelle relation plus équilibrée et plus volontariste du côté français ? N’est-il pas également temps pour la France de prendre la tête d’un mouvement et de se muer en cheffe de file de nations européennes révoltées par une rigueur instaurée dans le seul but de plaire à des marchés financiers insatiables? L’Union Européenne peut en effet modifier (envers et contre l’Allemagne) ses priorités comme elle doit relever la tête face aux marchés obligataires tout puissants. L’obsession de la réduction des déficits doit immédiatement s’effacer au profit d’une politique sereine de relance de la croissance et de l’emploi, seule et unique clé pour sortir de la crise. A cet égard, le gouvernement espagnol (de droite) qui proteste de plus en plus contre les exigences imposées par Bruxelles, le prochain gouvernement des Pays-Bas qui fera place à l’actuel démissionnaire pour avoir cherché à réduire drastiquement les dépenses publiques, le futur gouvernement grec élu prochainement et qui se rebellera certainement contre la liquéfaction de son économie décrétée par la technocratie européenne et même le très orthodoxe Mario Monti qui commence à s’interroger sur le bien fondé de l’intense rigueur instaurée en Italie seront tous derrière le nouveau Président français. </strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>Emmené par la France, un front du Sud doit être ouvert qui obtiendra un soutien total de la part de la Banque Centrale Européenne et une humanisation des traités européens. Sous l’égide de ce front du Sud, un changement de paradigme en faveur des peuples et de l’emploi devra s’opérer. Car le modèle européen coulé dans le moule anglo-saxon a bel et bien vécu.</strong></p>
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		<title>Pour les allemands, c&#8217;est faites ce que je dis mais pas ce que j&#8217;ai fait!</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Apr 2012 15:52:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les Allemands se trompent grossièrement de diagnostic. Les raison profondes de la déliquescence européenne n’ont en effet strictement rien à voir avec le storytelling que l’on nous sert en boucle depuis des années et selon lequel un certain nombre de pays auraient vécu très au-dessus de leurs moyens. Sinon, l’Espagne – pour ne citer qu’elle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les Allemands se trompent grossièrement de diagnostic. Les raison profondes de la déliquescence européenne n’ont en effet strictement rien à voir avec le storytelling que l’on nous sert en boucle depuis des années et selon lequel un certain nombre de pays auraient vécu très au-dessus de leurs moyens. Sinon, l’Espagne – pour ne citer qu’elle – ne connaîtrait pas ses déboires actuels… elle qui a accumulé pendant des années les excédents budgétaires pendant que c’était l’Allemagne qui contrevenait aux règles européennes sur les déficits. Souvenons-nous de l’excédent budgétaire espagnol qui était de 1.9% du P.I.B. du pays en 2007 alors qu’il n’était que de 0.3% en Allemagne. Et de la dette publique qui se montait à 27% du P.I.B. espagnol en cette même année quand ce chiffre était de 50% en Allemagne ! La conflagration européenne n’est donc évidemment pas due à des nations irresponsables, dépensières ou indisciplinées. Les tourmentes de ceux qui sont qualifiés de manière méprisante de « PIIGS » proviennent entièrement des établissements financiers allemands et français qui ont vu en eux des poules aux œufs d’or.<span id="more-3006"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A cet égard, les chiffres de la Banque des Règlements Internationaux sont éloquents. A fin 2009, l’ensemble des banques européennes avaient ainsi une exposition de 727 milliards de dollars envers l’Espagne, de 402 milliards envers l’Irlande, de 244 milliards envers le Portugal et de 206 milliards envers la Grèce. Les seules banques allemandes et françaises étaient engagées à hauteur de 958 milliards envers ces pays et leurs citoyens. Les rapports trimestriels 2010 de la B.R.I. nous révèlent également que la finance allemande et française avait à fin 2009 offert 61% de la totalité des prêts dont ces pays bénéficient ! Les banques de ces deux pays étant particulièrement engagées en Espagne qui était leur cagnotte privilégiée et à laquelle elles avaient prêtées 202 milliards et 248 milliards, respectivement pour les banques allemandes et françaises. Ce n’est donc pas une vague propension de ces nations du Sud à la paresse, à la triche ou à une consommation effrénée qui a provoqué la crise intense qui secoue aujourd’hui l’Union Européenne. Regardons plutôt du côté des établissements financiers du Nord qui y ont vu une aubaine en termes de nouveaux marchés et de profits juteux, au risque d’y créer des bulles du crédit comme celle de l’immobilier en Espagne dont l’implosion est la seule et unique raison des soucis de ce pays.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors : contrairement aux convictions allemandes promptes à vilipender les nations du « Club Med », le mode de vie des espagnol ou des grecs – qui devait bien évidemment être recadré – n’est pas aux racines d’une dislocation dont les vrais coupables sont des établissements financiers toujours et seulement préoccupés de gonfler leurs résultats. Dans la même logique, ce n’est certainement pas avec un taux de chômage qui se retrouve aujourd’hui à près de 25% en Espagne et qui dépasse les 50% chez ses jeunes que l’on impose une telle austérité. Le paradoxe est pourtant incontestable et tristement ironique : Voilà en effet l’Espagne qui avait en son temps respecté le Pacte de Stabilité qui se retrouve aujourd’hui profondément remise en question par une Allemagne incapable à l’époque de limiter ses propres déficits.</p>
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		<title>La politique des coups d&#8217;épée dans l&#8217;eau</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Apr 2012 06:23:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour 1’000 milliards d’Euros, t’as plus rien! C’est en tout cas ce que doit se dire la Banque Centrale Européenne qui, nonobstant son trillion d’Euros injecté dans le système bancaire européen, se rend aujourd’hui compte qu’elle n’a fait que surseoir à la dislocation de l’Union dont elle est censée gérer &#8211; pour le meilleur et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour 1’000 milliards d’Euros, t’as plus rien! C’est en tout cas ce que doit se dire la Banque Centrale Européenne qui, nonobstant son trillion d’Euros injecté dans le système bancaire européen, se rend aujourd’hui compte qu’elle n’a fait que surseoir à la dislocation de l’Union dont elle est censée gérer &#8211; pour le meilleur et hélas surtout pour le pire &#8211; la politique monétaire. A présent que le sol s’effrite sous les pieds de l’Espagne et que l’Italie vacille, son dépit doit être immense car ces 1&#8217;000 milliards affectés au « refinancement à long terme » (ou « LTRO ») auront permis tout au plus de gagner … quatre mois ! Les espérances étaient pourtant grandes – et les illusions tenaces ! – quand, en Décembre 2011, la BCE inaugura son gigantesque programme de baisses quantitatives qui devait, en deux rounds successifs, offrir un financement à prix modique (1%) aux banques de l’Union. Cette force de frappe de 1&#8217;000 milliards étant supposée faire coup double, c’est-à-dire tout à la fois soulager le système bancaire et apaiser les rendements des dettes souveraines périphériques qui s’affolaient en atteignant des niveaux insoutenables.<span id="more-3002"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce qui était supposé être une guérison s’avéra n’être en fait qu’une rémission avant une rechute en cours aux conséquences encore plus désastreuses que préalablement au déclenchement de ce LTRO car les établissements financiers espagnols et italiens sont désormais dépendants des liquidités de la BCE. Considérons en effet que les banques espagnoles est italiennes ont absorbé respectivement 36 et 26% de ce programme LTRO et ce dans un contexte où le système financier espagnol se retrouve aujourd’hui quasiment sous respiration artificielle pour avoir ingéré une proportion plus élevée de liquidités que le système bancaire italien en dépit de sa taille nettement plus modeste. De fait, 8.6% de l’ensemble des actifs des banques espagnoles appartiennent de nos jours à la Banque Centrale Européenne, la dépendance des banques italiennes à la BCE étant pour sa part à hauteur de 6.5%. Comparons ces chiffres aux banques hollandaises et allemandes qui ne doivent respectivement que 0.4 et 0.6% de leurs actifs à la BCE… ou aux banques françaises qui en ont un peu plus besoin puisqu’elles comptent 1.7% de liquidités appartenant à la BCE dans leurs avoirs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet état des lieux ne semble pourtant pas affoler la BCE ou les dirigeants européens sur le point de commettre avec l’Espagne les mêmes erreurs qu’avec la Grèce. Car l’explosion des rendements des obligations des pays périphériques et, à l’extrême opposé, les records de baisse atteints par les taux de la dette souveraine allemande ne sont pas d’une part provoqués par les déficits béants de ces nations frivoles ni d’autre part par l’exemplarité allemande. C’est la fuite des capitaux hors des systèmes bancaires de l’Espagne et de l’Italie (pour ne citer qu’elles) en direction des banques allemandes qui contraint les taux d’intérêts à grimper dans ces pays. Le seul et unique remède étant une caution intégrale émise par la BCE en faveur de la totalité des actifs des banques espagnoles et italiennes. Quand la BCE remplira-t-elle enfin son rôle et assumera-t-elle son devoir de prêteur en dernier ressort ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En outre, cette LTRO n’a pas plus assaini les bilans des établissements financiers de l’Union qui manqueraient toujours de 115 milliards d’Euros, selon l’Autorité bancaire européenne. Il va de soi que des banques dans un tel état de fragilisation ne sont nullement motivées à accorder des financements aux acteurs de l’économie réelle, ce qui aggrave considérablement la conjoncture d’ores et déjà fortement morose par une austérité d’autant plus dangereuse qu’inutile. Comment ne pas se poser dès lors la question fatidique : ce programme LTRO a-t-il été mis en place pour redresser nos économies ou pour soulager les banquiers ?<strong></strong></p>
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