<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Michel Santi</title>
	<atom:link href="http://www.gestionsuisse.com/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.gestionsuisse.com</link>
	<description>Economiste</description>
	<lastBuildDate>Wed, 22 May 2013 07:11:31 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.5.1</generator>
		<item>
		<title>Plaidoyer pour la dette</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/plaidoyer-pour-la-dette/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/plaidoyer-pour-la-dette/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 May 2013 07:11:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4171</guid>
		<description><![CDATA[Dans le cadre de la mise en place de l&#8217;Union européenne, des quotas stricts en matière de dépense publique furent arrêtés tout en éloignant des États membres toute possibilité et toute tentation d&#8217;exploiter les vertus de la création monétaire. Pour ce faire, une Banque centrale européenne (BCE) fut mise en place selon un modèle en [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le cadre de la mise en place de l&rsquo;Union européenne, des quotas stricts en matière de dépense publique furent arrêtés tout en éloignant des États membres toute possibilité et toute tentation d&rsquo;exploiter les vertus de la création monétaire. Pour ce faire, une Banque centrale européenne (BCE) fut mise en place selon un modèle en déconnexion totale avec les politiques budgétaires et fiscales des membres. Les fondateurs de cette Europe ultralibérale considéraient en effet que l&rsquo;argent est tellement suspect que son usage doit strictement être surveillé par un organisme sur lequel les États n&rsquo;auraient aucun droit de regard. L&rsquo;argent était cette boîte d&rsquo;allumettes que l&rsquo;on enlève à l&rsquo;enfant, non sans le réprimander. Dès sa création, la BCE fut donc autiste ! De même, dès la mise en place de l&rsquo;euro, la souveraineté monétaire de chaque nation membre fut délibérément piétinée&#8230;<span id="more-4171"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce contre-exemple européen est particulièrement éloquent car, ce faisant, tous les ingrédients d&rsquo;une conflagration pire encore que celle de la Grande Dépression furent volontairement mis en place. Alors qu&rsquo;il est tout à la fois naturel et légitime que l&rsquo;État use de l&rsquo;argent comme levier vis-à-vis de l&rsquo;activité économique, pour subvenir aux besoins de certains groupes sociaux, pour faire payer (ou contribuer) d&rsquo;autres, ou pour monopoliser des ressources. Cet acte lourd et fondamental de « monétisation » est donc omniprésent dans l&rsquo;expression de l&rsquo;État. En période de crise, seul l&rsquo;État peut nager à contre-courant en affichant plusieurs lignes de défense.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sa banque centrale peut tout d&rsquo;abord accorder des prêts sans limite aux établissements financiers subissant une dévalorisation de leurs investissements et des retraits massifs de leurs dépôts. En outre, la banque centrale agit à un autre niveau qui consiste à racheter les actifs à risques et ceux dont plus personne ne veut, jusque-là détenus par les banques et par les entreprises. Le but étant d&rsquo;éviter le mal absolu qu&rsquo;est la « déflation par la dette » décrite par Irving Fisher. L&rsquo;utilisation par la banque centrale de sa monnaie prévient la vente généralisée des actifs, des titres et autres valeurs de la part d&rsquo;opérateurs en mal de liquidités. Ventes qui provoqueraient une spirale baissière affectant toute la classe des investissements. La banque centrale peut enfin mettre à disposition du gouvernement les sommes pour assurer la relance de la demande agrégée, avec un impact bénéfique sur la croissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Seule cette « danse du dollar », pour reprendre l&rsquo;expression significative de l&rsquo;économiste Fisher, est à même d&rsquo;assurer la reprise économique. Pourtant, les États ont été persuadés par les « experts » qu&rsquo;ils ne pouvaient strictement plus se permettre de dépenser plus. Pendant que les économies dépérissaient et que les gouvernements européens étaient menottés par leurs déficits, les interventions de la BCE se limitaient donc, en dépit du bon sens, à leur plus stricte expression. Car une banque centrale n&rsquo;est restreinte par aucune limite dans sa faculté de création d&rsquo;argent, quand un gouvernement peut au même moment se retrouver à court de fonds sans être en mesure de sauver son économie. Un État qui refuse de faire appel à sa banque centrale ne peut donc invoquer aucun prétexte légitime le prévenant de redresser son activité économique et de rétablir l&rsquo;emploi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C&rsquo;est pourquoi il est crucial de comprendre comment ce monopole de création d&rsquo;argent fonctionne et comment il peut &#8211; et doit &#8211; être mis au service de l&rsquo;intérêt général. En l&rsquo;absence de cette détermination, l&rsquo;action de l&rsquo;État est inefficace, ou ne l&rsquo;est que pour une minorité. Ce qui dégénère en « pauvreté au milieu d&rsquo;abondance », pour reprendre les termes de Keynes, qui illustrait parfaitement son propos en décrivant un contexte « où les maisons viennent à manquer mais où nul ne peut habiter dans celles qui existent par manque de moyens » !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;État doit donc mettre l&rsquo;ensemble de ses ressources et de ses possibilités &#8211; y compris monétaires, bien sûr &#8211; au service de la nation. À cet effet, les déficits publics ne doivent rencontrer aucun obstacle ni aucune limite, si ce n&rsquo;est l&rsquo;accomplissement de la raison même d&rsquo;exister d&rsquo;un État, à savoir le rétablissement du plein emploi. Quand les politiques comprendront-ils enfin que les dettes font partie intégrante du fonctionnement et du train de vie d&rsquo;un État ?</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/plaidoyer-pour-la-dette/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>5</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>La résurrection du dollar</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/la-resurrection-du-dollar/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/la-resurrection-du-dollar/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 18 May 2013 13:15:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4166</guid>
		<description><![CDATA[Relativement stable depuis quelques mois, le dollar a pourtant subi une dépréciation ininterrompue ces dix dernières années et, ce, vis-à-vis de la quasi-totalité des autres monnaies. La dégradation des déficits américains avait en effet inévitablement pesé sur sa valeur. Les dépenses outrancières sous la Présidence Bush combinées à ses diverses expéditions militaires, couronnées par l’effondrement [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Relativement stable depuis quelques mois, le dollar a pourtant subi une dépréciation ininterrompue ces dix dernières années et, ce, vis-à-vis de la quasi-totalité des autres monnaies. La dégradation des déficits américains avait en effet inévitablement pesé sur sa valeur. Les dépenses outrancières sous la Présidence Bush combinées à ses diverses expéditions militaires, couronnées par l’effondrement immobilier avaient achevé de persuader les investisseurs de se détourner des actifs US. La période précédente avait néanmoins été marquée par une forte ascension du billet vert, sous l’impulsion d’une administration Clinton ayant récolté les dividendes de ses hausses d’impôts et de la stabilité géopolitique ayant succédé au démantèlement de l’Union Soviétique. Du coup, les excédents budgétaires combinés à des taux d’intérêt US réels positifs avaient propulsé le dollar et les actifs boursiers (notamment américains) comme investissements de choix.<span id="more-4166"></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd’hui, grâce aux retraits d’Iraq et d’Afghanistan et aux progrès spectaculaires sur le front de la lutte contre les déficits (budgétaire et commercial), le contexte semble étrangement similaire à celui des années 90. La reprise économique de la première puissance mondiale et les économies budgétaires substantielles ramèneront en effet le déficit US à environ 3% du P.I.B. en 2013. Sachant que le facteur décisif qui devrait poser le tout dernier jalon pour une reprise du dollar sera la fin annoncée des baisses de taux quantitatives de la Réserve fédérale, inéluctable à mesure de l’amélioration des chiffres de l’emploi. N’oublions pas en effet que son Président, Ben Bernanke, a courageusement annoncé la poursuite de cette création monétaire tant que le chômage n’atteindrait pas 6.5%, niveau qui sera prochainement atteint. Enfin, la poursuite prévisible de la baisse du Yen (du fait d’une masse monétaire amenée à être doublée au Japon en deux ans) sera le facteur décisif qui autorisera une flambée en bonne et dure forme du billet vert et de l’ensemble de la classe des actifs américains.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tendance lourde donc d’appréciation généralisée du dollar qui sonnera la fin des réjouissances pour les matières premières, « commodities » et autres métaux précieux. L’époque où les marchés émergents, emmenés par la Chine, épuiseraient toutes les ressources à disposition est à présent bel et bien révolue. Leur consommation étant dorénavant revenue à des niveaux moins vertigineux, à mesure que leurs moteurs respectifs se mettent à tourner selon des rythmes plus raisonnables. Quoiqu’il en soit, le processus de revalorisation – ou plutôt de dévalorisation – de ces actifs n’en est qu’à ses prémisses, et il n’affectera pas la croissance globale car il traduira simplement une correction des excès du passé. Quant à l’inflation maintes fois annoncée par les détracteurs acharnés de la création monétaire, elle ne préoccupe plus aujourd’hui que les inconditionnels de la théorie du complot. Car les faits sont là, incontestables : le chômage américain, toujours très élevé, se résorbe progressivement, et le secteur privé – c’est-à-dire tant les familles que les entreprises US – ont largement soldé leurs endettements (deleveraging). Dans conditions, plus dure sera la chute pour les métaux précieux comme pour les autres commodities…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les grands gagnants seront les valorisations américaines et, ce, d’autant que la corrélation entre le niveau du dollar et les performances boursières est très différente que celle que connaît le Japon avec son Yen. En effet, bien moins dépendants de leurs exportations, les Etats-Unis tirent un avantage indiscutable du raffermissement de leur monnaie. N’oublions pas que les bénéfices des entreprises américaines avaient nettement progressés dans les années 1990 en même temps que le dollar, avant de connaître une décrue lors de la décennie suivante, en même temps que le dollar. En outre, comme les marchés émergents sont aujourd’hui bien moins dépendants de la monnaie américaine qu’il y a dix ans, une flambée du billet n’aura pratiquement pas d’impact négatif sur leur croissance. Attendons-nous donc à un ré équilibrage en profondeur des actifs qui devrait favoriser de manière décisive la monnaie et les bourses américaines. <b></b></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/la-resurrection-du-dollar/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>25</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Marianne</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/marianne/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/marianne/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 08:19:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4163</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article de la semaine dans Marianne: http://www.marianne.net/L-Allemagne-ou-le-dogme-du-salarie-low-cost_a228835.html]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;article de la semaine dans Marianne:</p>
<p><a href="http://www.marianne.net/L-Allemagne-ou-le-dogme-du-salarie-low-cost_a228835.html">http://www.marianne.net/L-Allemagne-ou-le-dogme-du-salarie-low-cost_a228835.html</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/marianne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>14</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une Europe en pilotage automatique néo-libéral ?</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-europe-en-pilotage-automatique-neo-liberal/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-europe-en-pilotage-automatique-neo-liberal/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 11 May 2013 07:10:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4128</guid>
		<description><![CDATA[Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une confiscation en bonne et due forme de l’appareil économique a été entreprise depuis la fin des années 70 par une infime minorité qui a redistribué le produit du travail des autres largement en sa faveur. Ce ne sont effectivement pas tant nos usines, nos industries et nos entreprises qui ne sont pas productives. Cette productivité a en fait été monopolisée au bénéfice d’une élite qui a assisté, totalement indifférente, au creusement d’un fossé entre les salaires réels et la productivité. L’Allemagne elle-même, qui s’érige en donneuse de leçon de productivité, n’a pu bénéficier d’une croissance au-dessus de la moyenne européenne qu’à la faveur de sacrifices constants exigés à sa population. Le moteur à l’exportation allemand ne rugit pas seulement par la grâce de la force productive de ses entreprises. En réalité, c’est aux réformes dites « Hartz » entreprises entre 2003 et 2005 – et qui ont consisté à transférer des ressources et des richesses du citoyen vers les entreprises et vers le secteur financier – que l’Allemagne doit d’avoir dopé ses exportations. Ce sont effectivement les réductions salariales et les réformes drastiques de son marché du travail qui ont amélioré notablement sa productivité, en y comprimant à l’extrême le coût du travail.<span id="more-4128"></span></p>
<p>Réformes sinistres initiées en ce 16 août 2002 où un groupe d’experts dirigés par le directeur des ressources humaines de Volkswagen, Peter Hartz, présentait au chancelier allemand Gerhard Schröder, ses propositions relatives aux réformes du marché du travail. Dix ans plus tard, la société allemande se retrouve profondément transformée par ces réformes. En effet, une étude de l’OCDE, publiée à fin 2012, conclut à un accroissement spectaculaire de l’inégalité des revenus en Allemagne et, ce, davantage que dans n’importe quel autre pays membre de cette organisation. Ayant très finement manœuvré, la commission Hartz a réussi à créer dans son pays un marché du travail subsidiaire – ou parallèle &#8211; dominé par des salaires bas et non soumis aux droits sociaux. De fait, ces réformes privent les chômeurs allemands de tous leurs droits aux allocations chômage. Ils sont dès lors réduits à l’état de mendiants sociaux ! Ainsi, ce n’est qu’après une année entière de chômage que le travailleur est en droit de demander une misérable allocation mensuelle de 347 euros par mois, à la seule condition toutefois d’avoir préalablement épuisé son épargne et à la condition expresse que son conjoint soit incapable de subvenir à ses besoins. Pourquoi ne pas évoquer également l’obligation lui étant imposée d’accepter n’importe quel emploi, indépendamment de ses qualifications et de ses revenus antérieurs ?</p>
<p>Hartz est donc tout à la fois un piège et la meilleure voie pour la pauvreté, ou comme accéder à un état de précarité absolue inconcevable et intolérable dans un pays riche comme l’Allemagne. Une étude réalisée par l’Association à l’aide sociale paritaire allemande dévoile effectivement que le trois-quarts des personnes touchées par ces lois reste à jamais tributaires de Hartz. Sachant que, par ailleurs, la simple menace de tomber dans Hartz contraint les chômeurs à accepter des emplois à salaire bas, à temps partiel, dénués de toute sécurité, de droits à la retraite et autres allocations. Le dogme allemand du travailleur « low cost » était donc né de ces réformes… Et, de fait, seuls 29 millions d’Allemands (sur près de 42 millions de travailleurs) disposent aujourd’hui d’emplois soumis au régime de la sécurité sociale, pendant que quelque 5,5 millions d’entre eux travaillent à temps partiel, et que plus de 4 millions gagnent moins de 7 euros de l&rsquo;heure ! Le secteur allemand des bas salaires tire par le fond tous les salaires du secteur industriel en agissant comme une sorte de levier infernal. Le travailleur y subit des conditions similaires à celles encore en vigueur dans le Tiers-monde et dans les pays émergents.</p>
<p>La compétitivité elle-même – maintes fois invoquée &#8211; n’est-elle pas une notion floue désignant la capacité d’un pays et de ses entreprises à affronter la concurrence ? En privilégiant une compétitivité par le bas – en réalité dévaluation interne &#8211; qui consiste à baisser les prix à l&rsquo;exportation tout bonnement en diminuant les coûts à la production. Le débat public se concentre donc sur le coût du travail tandis que le coût du capital n’est jamais évoqué, alors que les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 10 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières. Ce niveau historiquement record depuis la Seconde Guerre mondiale, par rapport à 5,5% en 1999, permet de conclure que la part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années. Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement ne tient pas la route. Elle passe en effet sous silence la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires de capital, quelle que soit l’intensité de la crise économique et financière. Avec une remise en cause profonde de la capacité des entreprises à faire face à toutes les aspérités de la compétitivité du fait de ces distributions. Voilà pourquoi les droits des salariés subissent une attaque sans précédent, voilà pourquoi les coûts doivent être comprimés si le but est bien de gagner des parts de marché à l’export. Tels sont à l’évidence les impératifs si le but est bien de toujours plus rémunérer l’actionnariat, les capitaux et en finalité les parieurs en bourses… Logique toutefois prise dans des contradictions inextricables, sachant que le discours orwélien des industriels et des patrons d’entreprise atteint des sommets d’invraisemblance et d’arrogance dès lors qu’ils expliquent que lutter contre les plans de licenciements revient à…lutter contre l’emploi !</p>
<p>Comprenons une fois pour toutes que compétitivité ni rime pas nécessairement avec chômage, avec précarité, ni avec explosion des inégalités, contrairement à ce que marchés et patrons imposent aux salariés et aux travailleurs depuis plus de vingt ans. Rebellons-nous donc et rejetons avec dégoût les allégations de la Présidente du syndicat des patrons (le MEDEF), Laurence Parisot, qui se demandait en 2005 dans le Figaro : « La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? » De telles déclarations consacrent en effet la défaite du politique dont l’une des missions devrait être la détermination des règles du jeu économique et la mise sous tutelle du néo-libéralisme qui n’est qu’une manœuvre visant à mettre l’Europe en pilotage automatique d’une concurrence supposée régler toutes les problématiques. Remplacer la culture de l’Etat par l’obsession du chiffre revient à fouler aux pieds l’essence même du travail, pourtant source de toute valeur économique.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-europe-en-pilotage-automatique-neo-liberal/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>12</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Quand austérité ne rime pas avec gay !</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/quand-austerite-ne-rime-pas-avec-gay/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/quand-austerite-ne-rime-pas-avec-gay/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 08 May 2013 06:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4142</guid>
		<description><![CDATA[Il s’agit de l’auteur à succès et Professeur à Harvard, du médiatique (et très conservateur) Niall Ferguson. Interrogé, à l’occasion d’une conférence donnée il y a quelques jours en Californie, à propos de la fameuse répartie de Keynes selon laquelle « nous serons tous morts à long terme », en anglais : &#160;&#187; In the long run, we [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-medium wp-image-4149" alt="Keynes_Helicopter_Drop" src="http://www.gestionsuisse.com/wp-content/uploads/2013/05/Keynes_Helicopter_Drop-300x168.jpg" width="300" height="168" />Il s’agit de l’auteur à succès et Professeur à Harvard, du médiatique (et très conservateur) Niall Ferguson. Interrogé, à l’occasion d’une conférence donnée il y a quelques jours en Californie, à propos de la fameuse répartie de Keynes selon laquelle « nous serons tous morts à long terme », en anglais : &nbsp;&raquo; In the long run, we are all dead.&nbsp;&raquo; Ferguson répondit que la « philosophie de Keynes était tronquée (« flawed ») car il se fichait des générations futures : étant gay et sans enfant » !! Ferguson poursuivit sur cette lancée en affirmant que, « marié avec une ballerine dont il n’avait pas eu d’enfant car il passait plus de temps à parler de poésie avec elle que de procréer », il était « logique » que l’homosexualité de Keynes fasse de lui un membre de la société mou (« effete ») et égoïste (« selfish »).<span id="more-4142"></span></p>
<p>Autrement dit, il serait impossible &#8211; dans le monde selon Ferguson – de s’intéresser à la société ou aux générations futures dès lors que l’on est homosexuel ou sans enfant. Du reste, c’est tout juste s’il n’accuse pas les gays d’être aux sources de la crise financière… A cette même occasion, Ferguson devait en outre évoquer ses « amis hauts placés », lesquels devraient avoir bien honte de fréquenter un tel énergumène qui ne recule pas à faire appel aux argumentations les plus spécieuses et les plus sordides pour étayer ses propos. Mais n’est-ce pas un peu le propre de cette école de pensée qui dénonce &#8211; exactement comme Ferguson lors de cette même conférence –« des lois et des institutions dégénérées » ?</p>
<p>Pour autant, comment expliquer qu’un membre de l’élite académique et universitaire aille délibérément sur un terrain privé &#8211; voire intime &#8211; pour contredire les travaux et les déclarations de Keynes ? S’employer à (tenter de) décrédibiliser les théories et les recherches de Keynes en prétextant son homosexualité et, donc, en effectuant sans hésitation le grand écart consistant à en tirer comme conséquence qu’il était naturel que celui-ci exhorte aux stimuli vu qu’il n’avait pas d’enfant témoigne en fait d’une réalité navrante pour ce type de conservateurs. Car ils sont effectivement de nos jours confrontés à l’échec cuisant de leur politique d’économies budgétaires et, ce, dans tous les pays l’ayant mise en place.</p>
<p>Incontestablement préoccupé par l’avenir, Keynes n’avait-il pas au contraire disserté sur les « possibilités économiques de nos petits-enfants », dans son célèbre : <a href="http://www.econ.yale.edu/smith/econ116a/keynes1.pdf" target="_blank">Economic Possibilities of Our Grandchildren</a> ? Ne stigmatisait-il pas la profession des économistes qui se morfondait, selon lui, en inutiles « prédictions à court terme » ? Mais surtout : ne répétait-il pas inlassablement que si, dans le cadre d’une récession, les déficits doivent être creusés, ils devaient absolument en revanche être résorbés en période de forte croissance économique ? … Seconde partie de ces enseignements ayant hélas trop souvent été négligée et oubliée par les dirigeants politiques.</p>
<p>En réalité, les arguments de Ferguson et consorts qui exigent des réductions immédiates et substantielles des dépenses publiques, qui se déchaînent violemment contre les mesures sociales et qui réclament la rigueur et l’équilibre budgétaires patinent sérieusement aujourd’hui. Quand il devient de plus en plus évident que seuls des stimuli émanant de l’Etat seraient à même de soulager un secteur privé trop déprimé et souvent trop endetté pour embaucher. Ces conservateurs, traditionnalistes et autres ultra-orthodoxes ne pourront plus désormais – avec le même succès qu’hier &#8211; culpabiliser nos sociétés et « crier au loup » car les faits et les statistiques économiques leur opposent un démenti cinglant. Ne reculant pas devant l’argument moral fallacieux selon lequel « il n’est pas possible de laisser autant de dettes à nos enfants », le discours scandaleux de Ferguson n’est en fait qu’un degré supplémentaire franchi par une mouvance ultra-libérale qui se sait aux abois.</p>
<p>P.S.: Lien vers le blog de Ferguson ayant par la suite exprimé ses plus plates excuses &#8211; <a href="http://www.niallferguson.com/blog/an-unqualified-apology">http://www.niallferguson.com/blog/an-unqualified-apology</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/quand-austerite-ne-rime-pas-avec-gay/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>6</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Europe malade de la finance?</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/leurope-malade-de-la-finance-2/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/leurope-malade-de-la-finance-2/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 09:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4139</guid>
		<description><![CDATA[« Si la globalisation était – en théorie – porteuse d’espoirs et de prospérité pour certaines nations et régions de ce monde, elle s’est également révélée catastrophique pour les pays n’ayant pu ou su réguler un système bancaire dès lors devenu tentaculaire et incontrôlable, pour avoir réalisé des bénéfices à l’échelle mondiale. Idem pour la construction [...]]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #454545; font-family: Verdana, Helvetica, Arial;">« Si la globalisation était – en théorie – porteuse d’espoirs et de prospérité pour certaines nations et régions de ce monde, elle s’est également révélée catastrophique pour les pays n’ayant pu ou su réguler un système bancaire dès lors devenu tentaculaire et incontrôlable, pour avoir réalisé des bénéfices à l’échelle mondiale. Idem pour la construction européenne: projet et idéal formidable sur le point de sombrer faute de centralisation, de régulateur bancaire commun et de fiscalité partagée. »</span></p>
<p><span style="color: #454545; font-family: Verdana, Helvetica, Arial;">Ces lignes d&rsquo;un réalisme bien désolant sont de la plume de M. <strong>Michel Santi</strong>. Celui-ci est économiste et vient de publier aux éditions de l&rsquo;Harmattan un livre intitulé &laquo;&nbsp;Splendeurs et misères du libéralisme&nbsp;&raquo;. M. Santi connaît très bien les mécanismes ayant mené à la crise économique que traverse l&rsquo;Occident actuellement. De même, d&rsquo;aucuns s&rsquo;accordent pour reconnaître le caractère prémonitoire de certaines de ces affirmations.</span></p>
<p><span style="color: #454545; font-family: Verdana, Helvetica, Arial;"><strong>Michel Santi</strong> sera parmi nous <strong>mercredi 8 mai</strong> à 20 heures dans nos locaux de la Place du Grand Saint-Jean à Lausanne. Nous nous réjouissons d&rsquo;entendre ses réflexions. </span></p>
<p><a href="http://www.ligue-vaudoise.ch/?actu_id=211">http://www.ligue-vaudoise.ch/?actu_id=211</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/leurope-malade-de-la-finance-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Michel Santi brièvement interviewé par &#171;&#160;Le Monde&#160;&#187; :</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/michel-santi-brievement-interviewe-par-le-monde/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/michel-santi-brievement-interviewe-par-le-monde/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 06 May 2013 14:48:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4137</guid>
		<description><![CDATA[http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/03/frustree-que-sa-politique-ne-profite-pas-aux-entreprises-la-bce-reste-prete-a-agir_3170497_3234.html]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/03/frustree-que-sa-politique-ne-profite-pas-aux-entreprises-la-bce-reste-prete-a-agir_3170497_3234.html">http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/05/03/frustree-que-sa-politique-ne-profite-pas-aux-entreprises-la-bce-reste-prete-a-agir_3170497_3234.html</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/michel-santi-brievement-interviewe-par-le-monde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>France 24 :</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/france-24/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/france-24/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 05 May 2013 08:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4126</guid>
		<description><![CDATA[J&#8217;étais l&#8217;invité de France 24 en ce vendredi 3 mai, dans l&#8217;émission &#171;&#160;La semaine de l&#8217;éco&#160;&#187; : http://www.dailymotion.com/video/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo http://www.dailymotion.com/video/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J&rsquo;étais l&rsquo;invité de France 24 en ce vendredi 3 mai, dans l&rsquo;émission &laquo;&nbsp;La semaine de l&rsquo;éco&nbsp;&raquo; :</p>
<p><a onclick="LinkshimAsyncLink.referrer_log(this, &quot;http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo&quot;, &quot;https:\/\/www.facebook.com\/si\/ajax\/l\/render_linkshim_log\/?u=http\u00253A\u00252F\u00252Fwww.dailymotion.com\u00252Fvideo\u00252Fxzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news\u002523.UYUAyCpXszo&amp;h=1AQHxudjr&amp;s=1&quot;);" onmouseover="LinkshimAsyncLink.swap(this, &quot;http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo&quot;);" href="http://www.dailymotion.com/video/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo" target="_blank" rel="nofollow nofollow">http://www.dailymotion.com/video/xzk5b6_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYUAyCpXszo</a></p>
<p><a onclick="LinkshimAsyncLink.referrer_log(this, &quot;http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo&quot;, &quot;https:\/\/www.facebook.com\/si\/ajax\/l\/render_linkshim_log\/?u=http\u00253A\u00252F\u00252Fwww.dailymotion.com\u00252Fvideo\u00252Fxzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news\u002523.UYT-bSpXszo&amp;h=-AQGUt5hA&amp;s=1&quot;);" onmouseover="LinkshimAsyncLink.swap(this, &quot;http:\/\/www.dailymotion.com\/video\/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo&quot;);" href="http://www.dailymotion.com/video/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo" target="_blank" rel="nofollow nofollow">http://www.dailymotion.com/video/xzk6hr_03-05-2013-la-semaine-de-l-eco_news#.UYT-bSpXszo</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/france-24/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Ma dernière publication :</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/mes-toutes-dernieres-publications/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/mes-toutes-dernieres-publications/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 04 May 2013 08:36:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4122</guid>
		<description><![CDATA[dans l&#8217;Expansion : http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/Tribune.pdf]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>dans l&rsquo;Expansion :</p>
<p><a href="http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/Tribune.pdf">http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/Tribune.pdf</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/mes-toutes-dernieres-publications/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Une de Marianne</title>
		<link>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-de-marianne/</link>
		<comments>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-de-marianne/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 01 May 2013 11:24:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Michel Santi</dc:creator>
				<category><![CDATA[Analyses]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.gestionsuisse.com/?p=4118</guid>
		<description><![CDATA[L&#8217;article du jour, en une de Marianne : http://www.marianne.net/1er-Mai-austerite-ou-croissance-le-faux-debat_a228552.html?com#comments]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L&rsquo;article du jour, en une de Marianne :</p>
<p><a href="http://www.marianne.net/1er-Mai-austerite-ou-croissance-le-faux-debat_a228552.html?com#comments">http://www.marianne.net/1er-Mai-austerite-ou-croissance-le-faux-debat_a228552.html?com#comments</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.gestionsuisse.com/2013/une-de-marianne/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>4</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
