Skip to content
17 jan 2012

Les banques centrales ont-elles perdu leur pouvoir ?

Il fut un temps où les banques centrales n’avaient – quasiment – pas de comptes à rendre. Il fut également une époque où elles ne cherchaient pas à préparer et encore moins à ménager les opinions sur une modification à venir de leurs taux d’intérêts. Elles se retrouvent aujourd’hui dans la très inconfortable posture de devoir annoncer publiquement et avec plusieurs années d’avance comment évolueront leurs taux ! La Réserve Fédérale américaine sera ainsi la toute première banque centrale d’un pays majeur à livrer, à l’issue de sa prochaine réunion des 24 et 25 Janvier prochains, son calendrier concernant la remontée escomptée de ses taux pour les années à venir. Cette transparence masque néanmoins une réalité implacable pour la Fed (et pour les autres banques centrales occidentales) qui se débattent depuis quatre ans dans un contexte de taux d’intérêts exceptionnellement bas censés stimuler les économies dont elles ont la charge.  Lire la suite…

14 jan 2012

L’adieu au AAA

Voilà, la France a donc oficiellement perdu son AAA. En ce week end glacial de Janvier, je vous offre un florilège de certaines de mes analyses … en attendant celles à venir qui décortiqueront la nouvelle ère glaciaire européenne : Lire la suite…

13 jan 2012

La régulation favorise la croissance

Les nations émergentes et en voie de développement sont très sensibles aux chocs induits par l’interruption des influx de capitaux. A cet égard, les secousses à venir qui affecteront l’Union Européenne risquent fort d’être le catalyseur d’un bouleversement substantiel sur le front des mouvements de capitaux à travers le globe. Le seule perspective – pourtant assez bénigne et fort probable – d’une sortie de la Grèce de l’Union provoquerait ainsi un exode massif de liquidités hors des banques grecques en direction de l’Allemagne tout en précipitant un sauve qui peut mondial hors des actifs dits « à risques ». Si les économies des blocs régionaux sont à l’évidence sujettes à des chocs multiples, les responsabilités des afflux ou des fuites de capitaux sont fondamenales dans le rétablissement de la croissance ou dans l’avènement de la récession. Lire la suite…

9 jan 2012

Banque Nationale Suisse: Alerte rouge

L’opération de change conduite par Kashya Hildebrand était-elle vraiment corrélée à sa galerie d’art ? Et quelle était réellement sa motivation pour acheter ces dollars ? Le fait est que les explications produites par son époux et par elle ne permettent pas d’exclure sans équivoque cette appétence à la spéculation et aux gains qui sont aux entrailles même des traders… Le fameux dicton n’enseigne-t-il en effet pas que « once a trader always a trader » ? Kashya souhaitait-elle refaire les  bons coups du passé de l’époque de Moore Capital ? Toujours est-il qu’une certaine presse et que la majorité du peuple suisse étaient tout disposés à regarder de l’autre côté. Après tout, le patron de la BNS – ex champion de natation – constituait avec son épouse un couple jeune et qui savait charmer… Lire la suite…

8 jan 2012

Un siècle d’excès

Peut-on encore compter sur nos gouvernements et banques centrales pour nous sauver ? Comment effectivement continuer à faire confiance et à croire en les capacités de ceux-là même qui nous ont enfoncé dans notre marasme actuel ? « Impossible d’éviter l’effondrement ultime d’un système construit sur l’expansion du crédit », c’est en ces termes (et en traduction libre) que s’exprimait Ludwig Von Mises (1881-1973) qui était un des premiers à comprendre que les politiques, banquiers, économistes et autres experts ne détenaient nullement la solution permettant d’éviter l’inéluctable mais tout au plus de le retarder. Aujourd’hui, notre monde se retrouve définitivement dans cette impasse ou – plus précisément – en haut du précipice et ce très exactement un siècle après la création de la Réserve Fédérale américaine ayant inauguré en 1913 ce système – Madoffien avant la lettre – consistant à promouvoir et à fournir du crédit en quantités illimitées. Lire la suite…

5 jan 2012

Pas de répit pour les Etats-Unis

L’organisme officiel américain en charge de la publication des comptes de l’Etat Fédéral, le « General Accounting Office”, a rendu public les données de l’exercice 2011 et ce très subrepticement puisque ce rapport a été publié à la veille de Noël… Il valait mieux en effet que ces chiffres passent inaperçus car les nouvelles sont mauvaises ! Les Etats-Unis ne sont certes pas en faillite car ils disposent du privilège d’imprimer des dollars en quantités virtuellement infinies. Pour autant, il leur sera impossible de bénéficier encore longtemps de la confiance des investisseurs car les statistiques dévoilent une implosion imminente : voilà ainsi plus de trois ans que le déficit budgétaire Fédéral dépasse les 1’300 milliards de dollars. Pour éviter la catastrophe, les Etats-Unis devront donc obligatoirement se résigner à augmenter les impôts et ce même en cas de victoire Républicaine aux prochaines échéances électorales. C’est très clairement l’inflation démesurée des dépenses sociales qui achève de grever le budget US car le programme Medicare combiné à la Sécurité Sociale monopolisent en 2011 un total de 34’000 milliards de dollars et se retrouvent en augmentation de 3’000 milliards par rapport à 2010. En fait, les dépenses liées à ces deux postes ont bondi de l’ordre de 1’700 milliards de dollars l’an ces dix dernières années. Quelle que soit la future administration américaine, les choix qui s’offrent à elle ne sont guère plus cléments que ceux mis en place par l’Union Européenne et qui se résument à deux et à deux seules mesures : majoration de la taxation et austérité budgétaire…

3 jan 2012

La Grande Bretagne ne sera pas épargnée!

Les principales agences de notation ayant dégradé il y a quelques mois la note américaine et qui menacent aujourd’hui le AAA français, voire allemand, ont néanmoins conforté ces jours derniers la note maximale de la Grande Bretagne. Pourtant, les endettements divers et variés que subit ce pays sont parmi les plus massifs au monde. En effet, alors que la dette des privés britanniques atteint un niveau monumental de 950% du P.I.B. national, ce ratio est de 600% pour le secteur financier de ce pays ! La dégradation des endettements des ménages fut ainsi précipitée par une escalade des prêts hypothécaires ayant fait écho à une bulle immobilière jusqu’en 2008 tandis que les dettes des entreprises hors secteur financier atteignaient déjà 110% du P.I.B. britannique à l’aube de la crise financière. Quant au système financier britannique, il est incontestablement le plus endetté et le plus spéculatif au monde car il fait appel à un effet de levier gigantesque. En réalité, l’état des lieux britannique permet de relativiser la situation américaine où les endettements des privés ont plafonné à 300% du P.I.B. avant de commencer à décroître. La Grande Bretagne présente en effet des ratios dettes / P.I.B. autrement plus graves que ceux des Etats-Unis à tous les niveaux même si c’est les comptes publics qui semblent seuls retenir l’attention des agences de notation et des analystes. Lire la suite…

1 jan 2012

A la recherche d’un nouveau paradigme européen

Le vieux continent – plus précisément ses banques – inondées d’Euros! C’est en effet une masse de liquidités sans précédent – quelque 550 milliards d’Euros – qui a récemment été mise à disposition des établissements financiers de l’Union à prix modique, à savoir 1%. En sauvant les banques, les dirigeants européens espèrent sauver les nations fragilisées … à moins que ce ne soit le contraire ? Toujours est-il que la générosité de la BCE ayant grand ouvert le robinet des liquidités autorisera au passage les banques à boucler des profits faciles et connus d’avance. Il sera en effet dit qu’elles emprunteront à 1% pour simultanément prêter à l’Espagne et à l’Italie à … 4 ou à 5%. La BCE se meut donc en grande pourvoyeuse de liquidités devant l’éternel même si elle ne monétise pas les dettes européennes au sens classique du terme comme le ferait la Réserve Fédérale US. Cette toute dernière intervention en date permet en effet d’acquérir les Bons du Trésor européens par banques interposées.

 

Ce faisant, la BCE poursuit deux objectifs consistant à renflouer d’une part les Etats en faillite tout en soulageant par ailleurs un système bancaire en pleine crise. Car les banques doivent se remettre profondément en question, elles qui avaient accumulé les dettes dites « souveraines » naguère qualifiées de « sans risque » et qui ne parviennent plus à emprunter aujourd’hui faute de pouvoir nantir ces actifs désormais considérés comme pourris. Signe des temps, preuve de la liquéfaction en cours des établissements financiers européens : l’Allemagne a fini par céder tout en continuant à plaider pour une accentuation de la rigueur et pour un durcissement des traités  européens. Cette escalade allemande reste effectivement sur un plan verbal puisque – de fait – la BCE se retrouve aujourd’hui en 2012  dangereusement exposée aux PIIGS. En réalité, elle n’a cessé d’amasser leurs Bons du Trésor ces mois derniers et a presque doublé son stock en actifs pourris depuis l’été dernier qui sont passés de près de 440 milliards d’Euros à plus de 700 à son bilan aujourd’hui ! BCE qui n’est au demeurant pas au bout de ses peines et qui sera amenée à très courte échéance à prendre encore et toujours plus de risques car les banques ont et auront besoin de soutiens supplémentaires. Lire la suite…

12 déc 2011

France: l’adieu au AAA

Voilà, c’est inéluctable, la France perdra son AAA cette semaine.

Du reste, dans une interview aujourd’hui au Monde, le Président Sarkozy l’annonce indirectement en déclarant que « si elles (ndlr: les agences de notation) devaient  nous le retirer (…) ce serait une difficulté de plus, mais pas insurmontable. »

Pourtant, j’avais reçu toutes sortes de messages dubitatifs, ironiques, voire dénigrants lorsque j’avais annoncé la perte du AAA français dès la fin du mois de Juillet dernier:

http://www.gestionsuisse.com/2011/pas-d’immunite-pour-la-france/

ou encore:

http://www.gestionsuisse.com/2011/2373/

et:

http://www.gestionsuisse.com/2011/l’heure-de-verite-approche-pour-la-france/

10 déc 2011

Aux origines de la crise européenne

L’introduction de la monnaie unique fut à l’origine de distorsions majeures puisque les flux de capitaux purent ainsi transiter d’une nation membre de l’Union à l’autre sans régulation ni contrôle. Il va de soi que ces liquidités en quête de rentabilités intéressantes quittèrent progressivement les nations du Nord à potentiel limité (Benelux, Allemagne et aussi France) pour aller se loger dans les nations du Sud en pleine expansion et qui avaient alors soif de capitaux. Les investisseurs firent donc grimper les enchères et les rendements au sein de ces économies européennes du Sud transformées en chantiers bouillonnants, confortant ainsi la propension légendaire de leurs gouvernements et de leur population à vivre au-dessus de leurs moyens. Lire la suite…