Skip to content
1 mai 2013

Austérité versus croissance ? Un mauvais débat…

Tout le monde est désormais au courant de l’erreur de calcul des économistes Reinhart and Rogoff, ardents promoteurs de la rigueur comptable et pourfendeurs des déficits publics dépassant 90% du P.I.B.. Au-delà du tragi-comique de cette erreur « excel » qui décrédibilise et qui fragilise les tenants de l’austérité, lesquels s’accrochaient à cette étude pour insuffler un semblant de rationalité à leur obsession d’équilibrer les comptes publics. Par delà les mauvaises augures mettant régulièrement en garde et selon lesquels tous les empires déchus se sont écroulés sous le poids de leurs endettements. Enfin, pour dépasser les économistes keynésiens et hétérodoxes (dont je fais fièrement partie) et qui ne cessent de répéter depuis des années que les dettes publiques doivent au contraire être domestiquées dans le cadre d’une récession. Qu’elle soit considérée comme insignifiante ou fondamentale, l’erreur de Reinhart and Rogoff – comme les débats enflammés qu’elle suscite – détourne les attentions tout en éludant la vraie question. Chronologiquement, c’est en effet sous le poids des endettements privés (dont bien-sûr le secteur financier se taille la part du lion) que nos économies ont plié. Lire la suite…

 
27 avr 2013

L’Europe malade de la finance?

Sujet d’une conférence que je tiens à Lausanne le 8 mai. Conférence publique à laquelle je vous convie toutes et tous.

Je suis aimablement reçu par la Ligue Vaudoise dans ses locaux :

http://www.ligue-vaudoise.ch/?page=rdv%2Fmercredis&fb_source=message

 

 
24 avr 2013

C’est la panique de nos politiques qui donne l’austérité!

Pourquoi cette politique d’austérité a-t-elle été imposée aux nations européennes périphériques? Est-ce la dégradation des fondamentaux économiques qui l’ont rendue inévitable ? Ou l’austérité n’est-elle que la résultante de la panique ayant saisi les marchés qui, à son tour, a tétanisé les dirigeants politiques ? A cet égard, la corrélation entre l’envolée des coûts de financement de la dette souveraine de ces pays et l’ampleur de l’austérité appliquée est éloquente. C’est effectivement les pays ayant subi les plus hauts « spreads » – c’est-à-dire qui ont progressivement été contraints par les marchés de se financer toujours plus chers -, qui ont aussi mis en place les mesures d’austérité et de privations les plus drastiques. L’intuition selon laquelle c’est les marchés financiers et leurs menaces de débordements qui ont exercé une pression intense sur l’Union européenne et sur ses dirigeants en vue d’intenses économies budgétaires est donc avérée. Sachant que, à l’inverse, nulle austérité n’a été décrétée parmi les pays dont les spreads sont restés stables. Dès lors, que peut-on en déduire ? Que les marchés n’ont, en finalité, été « que » des messagers, des porteurs de mauvaises nouvelles ? A savoir que la dégradation de la dette publique et de la compétitivité de ces nations se traduisait mécaniquement en une envolée de leurs frais de financement, lesquels ne pourraient être maîtrisés que grâce à des économies tous azimuts ? Ou que c’est la peur et les mouvements de panique collectifs qui ont eu un impact désastreux sur le creusement de ces spreads, qui se sont irrémédiablement éloignés des fondamentaux… un peu comme l’envolée des marchés boursiers se trouve, à intervalles réguliers, être totalement incompatible avec l’état de l’économie réelle ? Comme la réponse à ce dilemme n’est pas évidente, il est permis de douter et d’opter pour la seconde hypothèse. Lire la suite…

 
22 avr 2013

mes deux dernières publications dans « Marianne » :

http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/marianne_2_avril_santi.pdf

et

http://www.editions-harmattan.fr/_uploads/complements/marianne_avril_santi.pdf

 

 
18 avr 2013

Lutte contre l’inflation ou création d’emplois ? Nos banques centrales ont choisi !

Les banques centrales de nos pays occidentaux peuvent se targuer d’une victoire totale sur le front de la lutte contre l’inflation ces trente dernières années. Si elles ont en effet pu maintenir avec succès les salaires bien en dessous de la productivité, leur performance en matière de lutte contre les récessions sur cette même période laisse en revanche largement à désirer. Ce bilan en demi-teinte – résultat d’une stratégie sciemment appliquée – s’est donc traduit en une tendance lourde d’augmentation du chômage au sein de nos sociétés occidentales. Solidement ancré dans les mentalités, conditionnant les actions et réactions de la quasi-totalité de la masse salariale, le chômage élevé et endémique a donc pu insidieusement s’installer dans nos mœurs, comme une nouvelle « normalité ». Pour des banques centrales dont l’objectif ultime est la maîtrise des pressions inflationnistes, reconnaissons-le : le plein emploi n’est certainement pas la panacée ! Lire la suite…

 
16 avr 2013

Michel Santi publié aujourd’hui dans « Le Monde »

Bientôt tous Chypriotes!

http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/04/15/bientot-tous-chypriotes_3160245_3234.html

 
12 avr 2013

Le crime paie !

La justice – ou plutôt les déficiences de la justice – serait-elle sur le point de déstabiliser le système économique et financier ? N’avez-vous pas remarqué comment les responsables des petites entreprises sont impitoyablement poursuivis – parfois jusqu’au harcèlement – pendant que la justice pénale peine à trouver des justifications et des motifs légaux dès lors qu’elle doit traiter le cas des « too big to fail » ? Ce n’est pourtant pas les qualifications requises par nos juristes, analystes et autres experts qui font défaut. L’Autorité des marchés financiers et les spécialistes du Code monétaire et financier en France, comme le « United States Attorney’s Office » aux USA ont en effet souvent décortiqué, démêlé et enquêté avec succès nombre d’affaires complexes dès lors qu’il s’agissait de crucifier le « menu fretin ». Une certitude, un constat : nous ne sommes pas tous égaux face à la justice, et les pouvoirs publics ne nous traitent pas tous pareils. Lire la suite…

 
9 avr 2013

Austérité et lutte des classes

L’un après l’autre, tous les arguments – ou prétextes ? – en faveur de l’austérité tombent, comme dans un jeu de quilles. Les déficits seraient une charge supplémentaire qui pèse sur les générations futures ? Ceux qui le prétendent n’ont toujours pas compris qu’augmenter la dette aujourd’hui n’est nullement un transfert inter générationnel, mais intra générationnel. Car c’est les débiteurs – demain – qui devront en effet rembourser les créanciers de demain. Les déficits nuiraient à l’investissement ? Alors qu’en période de déprime du secteur privé, l’Etat se doit précisément de prendre intensivement le relais en arrosant de liquidités les acteurs de son économie. Ces mêmes déficits conduiraient à l’envolée des taux d’intérêts ? C’est en fait tout le contraire que l’on constate, en tout cas dans des pays lourdement endettés néanmoins bénéficiant d’une monnaie « souveraine », à savoir les Etats-Unis et le Japon… (Pour une argumentation complète, lire : « Splendeurs et misères du libéralisme », éd. L’Harmattan). Lire la suite…

 
3 avr 2013

La fabrique-à-crises européenne

Les péripéties chypriotes achèvent de démontrer la réalité nouvelle qui prévaut dans l’Union européenne. A savoir que, dans cet univers dominé par les égoïsmes nationaux, par le carriérisme et par la technocratie bruxelloises, rien n’avance et il n’est strictement pas possible de progresser sans crise. La bureaucratie et l’inertie européennes, conjuguées aux petits calculs des dirigeants respectifs de chaque pays membre, ne peuvent en effet se mouvoir que sous le couperet des marchés financiers et sous la pression médiatique intense. Tant pis s’il faut à cet effet générer des crises superflues. Comme tout le monde sait désormais que l’Union ne sera pas démembrée et qu’elle sera préservée, les acteurs principaux (c’est-à-dire l’Allemagne) exploitent habilement ces défauts structurels, tout en usant du levier de la menace – voire du chantage – afin de parvenir à leurs fins. D’où le refus catégorique de soutenir la petite Chypre sans confiscation de ses dépôts bancaires. Lire la suite…

 
28 mar 2013

L’économiste Michel Santi revient chez « Les 7 du Québec »

Publié : http://les7duquebec.org/actualites/leconomiste-michel-santi-revient-chez-les-7-du-quebec/

Publié le  par 

Ceux d’entre vous, nos lecteurs, qui nous suivez depuis nos débuts, se rappelleront les analyses percutantes de  Michel Santi, lequel a écrit certains des textes les plus populaire et les plus prémonitoires que nous ayons publiés.  Nous avons bien regretté Michel, quand il s’est absenté. Il ne s’est fait désirer, toutefois, que le temps de publier un bouquin chez l’Harmattan: « Splendeurs et misères du libéralisme » . Une absence bien justifiée, donc, car ce bouquin fait aujourd’hui sa marque sur la place de Paris et bien au-delà. Lire la suite…